
L’hécatombe post-Brexit annoncée outre-Manche n’aura pas véritablement touché l’hôtellerie britannique. C’est en tous cas la conclusion d’une étude publiée le 16 août par Trivago. La plateforme de réservations hôtelières – plutôt orienté grand public que voyage d’affaires – a passé au peigne fin le tarif moyen des nuitées, et surtout leur évolution du 9 juin au 6 juillet. La courbe décline effectivement dans les différentes métropoles britanniques à partir du 23 juin – jour du référendum et de la victoire du « Leave » – le phénomène s’expliquerait principalement par l’impact boursier du Brexit, comme l’explique Trivago dans son étude : « le prix de la nuitée en Livre Sterling est resté stable après le « Brexit », mais le jeu des taux de change a augmenté le pouvoir d’achat des Européens, rendant les prix en euro plus attractifs », résume le communiqué. Un impact d’autant plus limité qu’il ne sera pas éternisé : « Cette baisse tarifaire est néanmoins restée ponctuelle : après quelques jours de baisse, les tarifs hôteliers se sont rapidement stabilisés et étaient même en hausse à Édimbourg » indique Trivago.

Pourtant, le comparatif des mois d’août 2016 et 2015 met en exergue un recul sensible des tarifs moyens pratiqués à Londres (168 euros, contre 213 euros l’an passé soit plus de 20% de baisse), à Cardiff (102 euros au lieu de 125 euros), à Belfast (134 euros contre 150 euros) ainsi qu’à Édimbourg (238 euros contre 271 euros).
Trivago.fr souligne par ailleurs la baisse de popularité de Londres auprès des voyageurs français. En un an, la capitale britannique a été reléguée du 2ème au dixième rang des destinations privilégiées par le public français. La Grande-Bretagne demeure néanmoins la septième destination générant le plus de recherches sur la plateforme de réservation, en totalisant 2 % des requêtes : un chiffre supérieur à celui des Etats-Unis, selon l’étude Trivago.




















