Charente-Maritime : terre et mer

Le saviez-vous ? Avec plus de 35 millions de nuitées, la Charente- Maritime est aujourd’hui le deuxième département touristique français hors Paris. Car il y a beaucoup à voir et à faire dans un territoire qui met en valeur son offre en matière de tourisme d’affaires. Récit d’un parcours incentive culturel et sportif, effectué en son temps par une entreprise du secteur électronique.

Programme du séjour

Visite de La Rochelle, détour dans les vignes du cognac, découverte des îles et jeux dans des lieux chargés d’histoire : un séjour qui aborde une destination où la variété des activités a le bon goût de se déployer sur un territoire compact.
 

Profil

Client : un grand groupe fabricant d’outils électroportatifs.
Coordination : Charente-Maritime Tourisme Club “Tourisme d’Affaires”. 85, boulevard de la République. 17076 La Rochelle Cedex 9
Tél. : 05 46 31 71 71
E-mail : info@en-charente-maritime.com
Taille du groupe : 60 personnes, en provenance à la fois de Paris et de Stuttgart.
Durée de l’opération : quatre jours.
Propos : Voyage de récompense.
 

Guides pratiques

Le Petit Futé Charente-Maritime Guide Évasion Charente-Maritime, Hachette tourisme.
 

S’y rendre

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De 2h55 à 3h10 : c’est la durée d’un trajet entre Paris et La Rochelle en TGV, avec sept liaisons directes en semaine. Pour les opérations internationales, La Rochelle peut également être rejointe en avion avec, notamment, des liaisons directes depuis/vers Bristol et Londres Gatwick (Easyjet), Manchester et Birmingham (Flybe), Bruxelles, Cork, Dublin, Londres-Stansted, Oslo, Porto (Ryanair), Lyon et Paris-Orly (Airlinair).

 

Premier jour

Arrivée à La Rochelle en train pour les participants français, en avion pour les allemands. Accueil en 2CV. Visite de l’aquarium de La Rochelle, suivie d’un déjeuner dans un restaurant de front de mer à Châtelaillon-Plage. En début d’après-midi, départ pour la Haute Saintonge et la maison de la vigne et des saveurs d’Archiac. Visite de l’exploitation de Jean-Bernard de Larquier, producteur de cognac. Nuit au Moulin du Val de Seugne.
 

L’aquarium de la rochelle : poissons-stars

On entre donc dans l’un des plus célèbres aquariums d’Europe. Tout a commencé en 1970, lorsque René Coutant ouvre son premier aquarium sur 250m2. Contre près de 8 000 m2 aujourd’hui ! Coutant Aquariums est devenu un acteur phare du secteur, déployant son expertise dans les musées marins de Monaco, Valence, Madère, Barcelone ou Djeddah. L’aquarium de La Rochelle est devenu le premier site touristique du département. Et l’on comprend pourquoi en suivant le parcours au milieu de 12 000 animaux marins. Bien sûr, il y a des requins, des tortues géantes, des raies, des murènes… Mais l’œil se pose aussi sur le charme plus discret de petites saynètes parfaitement mises en lumière, depuis la danse d’un poisson-clown autour de l’anémone à la pulsation bleutée des filaments d’une méduse. Une grande partie de la collection est consacrée à la vie de nos côtes atlantiques, mais on peut aussi admirer ce qui se passe du côté des mers chaudes. Aimant à courts séjours, l’aquarium est également un grand acteur du tourisme d’affaires, avec des espaces de réceptions et de réunions. La visite – qui peut être complétée par une rencontre avec un biologiste – se prolonge alors par un cocktail au milieu des poissons. Et, éventuellement, par un dîner au restaurant, avec vue sur le port et les tours de La Rochelle.
 

Archiac : terre de Cognac

Il était une fois l’histoire d’un vin de soif transformé, par le miracle de la double distillation, en digestif comptant parmi les plus célèbres à travers le monde, avec plus de 97 % du cognac dédié à l’exportation. Comment ? Pourquoi ? C’est ce qu’on découvre dans la maison de la vigne et des saveurs d’Archiac, inaugurée en juillet 2010 au coeur des vignobles de la Petite-Champagne, haute appellation des eaux-de-vie charentaises. Ici, on ne parle pas seulement de “pineau” et “cognac”, mais on donne à toucher, à sentir, à goûter, le tout dans une scénographie soignée et ludique. Pas de textes à lire – c’est volontaire – , mais ceux qui veulent prolonger le voyage peuvent se documenter sur les écrans tactiles ou, mieux, se rendre dans l’une des 40 exploitations associées à une maison de cognac, où les viticulteurs assurent dégustations et animations autour des produits locaux.
 

L’hôtel que la campagne est belle

Quand on pense à “Charente- Maritime”, on songe d’abord à l’aspect “maritime”. Mais il ne faudrait pas oublier l’autre aspect “Charente”, vignobles, églises romanes et paisibles cours d’eau. Un paysage de “force tranquille”. Une chance : il existe des hôtels qui permettent de poursuivre la contemplation dans les conditions les plus favorables. Un exemple : le Moulin du Val de Seugne, à Mosnac. Un ruisseau, un moulin, un pont de bois, quelques oies : on est bien ! Et le restaurant de l’hôtel renforce ce sentiment. Esturgeons d’Aquitaine, cagouilles de Charente, huîtres de Marennes, magret de canard au pineau : pas de doute, on est pile à mi-chemin entre Cognac et l’océan… Moulin du Val de Seugne Marcouze. 17240 Mosnac
Tél. : 05 46 70 46 16

 

Deuxième jour

Départ vers La Tremblade en passant par Mornac, classé parmi “les plus beaux villages de France”. Dégustation d’huîtres au coeur du bassin de Marennes-Oléron. Journée ludique dans le fort Louvois. Après un détour par l’île d’Aix, dîner au restaurant Les quatre sergents et nuit au Best Western Masqhôtel, à La Rochelle.
 

Gastronomie que d’huîtres !

Un cadre unique entre la terre et l’eau, la rivière et l’océan : on est au cœur du bassin de Marennes- Oléron, où se réalise près de la moitié de la production nationale d’huîtres. Tout au bout d’un chenal bordé de cabanes colorées, Patricia et Daniel Conseil gardent portes ouvertes aux visiteurs désireux d’en savoir un peu plus sur l’ostréiculture, cette science qui permet à un simple mollusque de se hisser au sommet de l’art de la table français. “Il y a autant de différences dans l’huître qu’il y en a dans le vin”, prévient Daniel Conseil. La température de l’eau, les marées, le ratio d’eau douce et d’eau salée, la concentration en phytoplancton, la durée d’affinage : chaque facteur pèse son poids dans la balance pour obtenir la quantité et la qualité requise. Mais le meilleur moyen de comprendre, c’est de goûter, là, au milieu des claires, ces bassins d’affinage qui appartenaient autrefois, pour une large part, au cardinal de Richelieu. La dégustation permet d’apprécier la nuance entre une “fine de claire”, une “spéciale de claire” et une “spéciale pousse en claire” de Marennes-Oléron. Sans oublier le verre de vin blanc qui va avec.
 

Fort Louvois : fort en jeux

Il est des endroits dont on se demande pourquoi ils ne sont pas plus connus. Le fort Louvois en fait partie, dressé face à Bourcefranc- le-Chapus, avec vue sur l’île d’Oléron, et qui se rejoint à marée basse en suivant la passe traversant les bassins à huîtres. Un lieu magique, hérité de la fin du XVIIe siècle, lorsque le marquis de Louvois, ministre de la Guerre de Louis XIV, ordonna la construction d’une tour destinée à verrouiller l’accès méridional à Brouage et Rochefort. Son utilité stratégique a disparu, mais le fort Louvois a retrouvé une fonction pratique grâce au lancement des Louvoyades, challenge ludique développé par Kivog Events en collaboration avec l’agence Emotion Event pour la mise en scène. Tout est – à peu près – possible, au gré des envies et des budgets : des tyroliennes installées en haut du donjon, des énigmes à résoudre dans la poudrière… mais aussi des cocktails sur les remparts ou des soirées dansantes sur la place d’armes. Kivog Events étant également spécialiste des activités nautiques, l’expédition sur le fort pourra être accompagnée d’un rallye en bateau semi-rigide.
 

Île d’Aix : histoires contrariées

Amateurs d’architecture militaire, mais surtout de calme, de temps suspendu et de sentiers sans voitures, on sera servis à l’île d’Aix, la plus petite commune de Charente-Maritime, confetti sur la mer où plane depuis toujours un parfum d’élégance. Peu d’endroits peuvent s’enorgueillir d’avoir une poudrière construite par Choderlos de Laclos, d’avoir servi de geôle aux soldats insoumis de l’armée impériale russe coincés sur le front français lors de la Grande Guerre ou encore d’avoir guéri Georges Simenon de ses amours malheureuses avec Joséphine Baker. Mais la chronique retient surtout que c’est ici que Napoléon passa ses derniers jours sur le territoire français avant son exil forcé. Et, comme son nom l’indique, l’île d’Aix est une île. Le visiteur aura donc un oeil attentif sur les horaires du bac qui assure le transfert depuis/vers Fouras.
 

Troisième jour

Jeu de piste à La Rochelle en passant par le marché, le vieux port et les trois tours de la ville. Départ vers l’île de Ré pour un cocktail sur la terrasse de la Tour des Baleines. Nuit au relais-thalasso Hôtel Atalante.
 

La Rochelle : écolo-pionnière

Course à pied, vélo, voile, Segway, escalade : le jeu de piste écomobile conçu par l’agence Transversales utilise toute la palette des moyens de transport doux, dans une ville qui a d’ailleurs toute légitimité à le faire. Prenons le vélo. La Rochelle avait lancé, dès 1974, bien avant Paris et ses Vélib’, l’idée du libre-service ! Aujourd’hui encore, la communauté d’agglomération met à disposition près de 300 vélos répartis sur une cinquantaine de stations. En alternative à la marche, c’est un moyen idéal pour découvrir cette ville à taille humaine – avec 75 000 habitants intra-muros et 200 000 pour l’aire urbaine – à l’histoire particulièrement agitée. Le destin de La Rochelle bascule au milieu du Moyen-âge, lorsque les ducs d’Aquitaine décident de renforcer le port. Bien situé en fond de baie, protégeant ainsi les îles de Ré et d’Oléron, tout près des marais salants et des vignobles d’Aunis, le port allait bientôt prendre une place prééminente sur la côte Atlantique, grâce au commerce de vins, de sels, de fourrures venues de la lointaine Nouvelle-France, mais aussi, plus tard, grâce au trafic d’esclaves. Bien que n’ayant été nullement épargnée par les guerres – le siège de La Rochelle, en 1627-28, anéantit près de 80 % de la population –, la ville garde de ce passé commerçant un riche patrimoine qui s’apprécie dans ses grandes rues – les rues Saint-Yon, rue des merciers… – bordées de maisons tout en colombages et gargouilles. Sans oublier, bien sûr, le charme du vieux port.
 

Phare des baleines : ivresse de la vue

Par-delà tout esprit moutonnier, 160 000 visiteurs annuels ne peuvent pas se tromper. Le phare des Baleines est aujourd’hui le spot le plus touristique de l’île de Ré et l’on y monte autant pour l’ivresse d’une vue panoramique sur tous les environs que pour le plaisir de gravir les 257 marches du légendaire escalier hélicoïdal. Son image de marque est bien installée et le phare se lance sur le marché événementiel, avec une nouvelle salle de réunions aménagée dans son aile gauche, mais aussi grâce à l’ouverture à la location des espaces de réception de la vieille tour des Baleines, construite selon les directives de Vauban. On peut désormais recevoir entre les murs de son musée et surtout, au sommet, sur la terrasse, probablement le lieu le plus spectaculaire pour prendre l’apéritif sur l’île. La vue est exceptionnelle avec, au pied des convives, la plage de la Conche, les écluses à poissons et le “phare des Baleineaux”. Et, en arrière, une perspective imprenable sur l’île, le clocher d’Ars, des moulins égarés et des forêts de chênes verts, d’ormes et de cyprès.
 

Les tours : spectacle garanti

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Bonne nouvelle : les trois tours de La Rochelle – Saint-Nicolas, Lanterne, La Chaîne – , qui font le plaisir des éditeurs de cartes postales, se destinent aussi aux événements, y compris les plus improbables, comme en témoignent les images des compétiteurs fous plongeant dans les eaux du port du haut de Saint-Nicolas. Côté challenges, de l’ascension en rappel à la tyrolienne reliant deux des tours, les possibilités sont nombreuses, même si la plupart des opérations cherchent d’abord à exploiter le caractère historique de ces tours du Moyen-Âge à travers des jeux de pistes. L’autre agrément du site, c’est la vue, imprenable, sur le port. Cocktail sur le chemin de ronde, dîner sur la terrasse des tours de la Chaîne ou Saint-Nicolas : pour peu que le temps s’y prête, c’est un moment magique, comme suspendu entre l’océan et la vieille pierre.

 

L’hôtel : bien-être assuré

“À quelque chose, malheur est bon”, souligne le dicton. On en trouvera une illustration à Sainte- Marie-de-Ré, entre l’océan et les vignes, à courte distance du pont. Gravement touché par la tempête Xynthia en février 2010, le relais thalasso Atalante a été entièrement remis à neuf et ne laisse rien paraître des séquelles des heures pénibles. L’hôtel est un lieu idéal pour des événements soucieux d’intégrer une thématique “bienêtre” au séjour. Au programme : séances d’oxygénation sur la plage, promenades en vélo et, surtout, détour par le centre de thalassothérapie ouvert sur la mer. Au cœur du dispositif : l’espace hydromarin et ses banquettes bouillonnantes, ses geysers, sa piscine d’eau de mer chauffée à 32°. Mais l’Atalante propose aussi les services d’un spa, avec les techniques de modelage les plus fines et les types de massages les plus courus. Autre attrait des lieux : le restaurant, conduit par l’innovant Arnault Thiry et déjà distingué par deux fourchettes au Guide Michelin. Une réputation montante qui a tout naturellement conduit à l’intégration de l’Atalante dans la chaîne Chateaux & Hôtels Collection d’Alain Ducasse. Relais-thalasso Hôtel Atalante Port Notre-Dame. 17740 Sainte-Marie-de-Ré
Tél. : 05 46 30 22 44
E-mail : iledere@relaisthalasso.com
Internet : www.atalante.relaisthalasso.com

 

Alternative : intimité préservée

Sur l’île de Ré, le bien-être a plusieurs ports d’attache. La preuve à l’orée du chef-lieu de l’île avec le clos Saint-Martin. Affilié à la chaîne volontaire Hôtels & Préférence, cet établissement de 21 chambres et 12 suites a inauguré en 2008 son “Spa by Clarins”. L’hôtel a également renforcé sa position sur le marché du tourisme d’affaires avec l’inauguration, fin 2009, de sa “Villa du clos”, avec six chambres au milieu du jardin avec une piscine et un service hôtelier privés. Le Clos Saint-Martin 87, cours Pasteur. 17410 Saint-Martin-de-Ré
Tél. : 05 46 01 10 62
E-mail : reservation@le-clos-saint-martin.com
 

Quatrième jour

Promenade en vélo sur l’île de Ré en passant par la réserve ornithologique. Déjeuner sur le port de Saint- Martin-de-Ré. Transfert vers la gare ou l’aéroport de La Rochelle.
 

Île de Ré : à chacun son village

Saint-Martin : urbain. Le Bois- Plage : sauvage. Rivedoux : pas fou-fou. Loix-en-Ré : excentré. Les Portes : accortes… En passant le pont de l’île de Ré, le néophyte entre dans un monde à part, où le choix du point de chute détermine directement la tonalité donnée au séjour. Dix villages, dix mondes différents… Qu’on se rassure cependant : ici, le tourisme a choisi délibérément de se développer avec une certaine retenue, imposant des normes immobilières relativement strictes. Quel que soit le village retenu, le visiteur sera assuré de retrouver ce qui fait le charme des lieux : venelles pavées, roses trémières et volets verts sur murets blancs.
 

L’île aux vélos

Bienvenue dans une île où l’on compte plus de loueurs de vélos que de boulangeries et de bureaux de tabac réunis ! Famille ou groupe incentive : la “balade en vélo” est devenue une figure imposée à tout visiteur. Et personne ne songe à s’en plaindre. Si les sentiers sont plats, le paysage l’est beaucoup moins et les pistes cyclables réservent à ceux qui les arpentent quelques vues privilégiées, entre marais salants, parcs à huîtres et moulins isolés dans les vignobles.  
 

Les + :

Des connexions aisées.
— Des budgets raisonnables.
— Des patrimoines, historique et naturel, exceptionnels.
 — Des images fortes (les îles de Ré et d’Oléron, Royan, La Rochelle…).
— Des prestataires nombreux et experts.
 

Les – :

— Un exotisme assez nuancé.
— L’aléa météo qui oblige à prévoir des alternatives au programme.