
Une étude publiée par l’Association Française des Travel Managers (AFTM) entend – comme le souligne son intitulé, dresser une « Check list pour comprendre et auditer le niveau de couverture de son entreprise ». Pour ce faire, l’AFTM a collecté fin 2015 une centaine de réponses, le plus souvent auprès de Travel Managers (34%), d’acheteurs (10%) ou, dans 18% des cas, de sondés cumulant les deux fonctions. Interrogés sur le degré de risque des déplacements effectués au sein de leur entreprise, ces derniers fournissent des réponses relativement disparates. Le risque extrême serait ainsi limité à 2% des cas, alors que les déplacements à risque élevé recueillent tout de même 24% de réponses.

A l’heure de désigner l’interlocuteur en charge du dossier assurances au sein de l’entreprise, le champ des possibles s’avère particulièrement vaste. La direction des ressources humaines est la plus souvent citée, talonnée de près par la direction des achats, le Travel Management, les Services Généraux, la Direction Juridique et – c’est logique – par le service assurances s’il existe.

Mais l’un des enseignements les plus marquants de ce document publié par l’AFTM réside peut-être dans ce que l’association décrit comme « Le paradoxe de l’assurance ». En effet, dans 41% des cas, la politique d’assurance n’est pas inscrite dans la PVE (Politique Voyage de l’Entreprise) ou dans la politique de remboursement des frais selon cette étude. En outre, dans la majorité des cas (56,4%), les entreprises ne souscrivent pas d’assurances complémentaires en fonction de la destination (sûreté, sécurité, risques sanitaires). Enfin, – et surtout – « 44,1% des répondants pensent que leurs dirigeants ne sont pas conscients ou pas sensibles aux obligations légales ».

Or, comme le rappelle Michel Dieleman, Président de l’AFTM, en préambule de ce rapport : « Un Travel Manager doit-il se préoccuper du sujet des assurances… ? La réponse est oui ! ». « Nos enquêtes de satisfaction adressées aux participants à l’issue de chacun de nos évènements, ont régulièrement placé « les assurances » dans le top 3 des préoccupations des membres de l’association », explique Michel Dieleman. Et d’ajouter : « Il n’est plus singulier de dire que le questionnement sur les « assurances appliquées aux déplacements professionnels » doit rentrer dans le « scope » du Travel Manager. C’est encore plus vrai dans le cadre d’une évolution naturelle du travel management vers le « mobility management« ».




















