EasyJet : de nouvelles solutions pour réduire son impact environnemental

easyJet continue de travailler sur des solutions pour réduire son impact écologique sur ses vols: stockage de CO2 sous terre et utilisation future de l'hydrogène. Avec d'immenses progrès déjà visibles.
Un A320 d'Easyjet (Photo: LC)

EasyJet est devenue la première compagnie aérienne au monde à signer un contrat avec Airbus pour son initiative de réduction des émissions de carbone. Disponible dans le cadre de l’offre de capture du carbone d’Airbus, cette technologie utilise la capture et le stockage direct du carbone dans l’air (DACCS) pour offrir aux compagnies aériennes du monde entier des crédits d’élimination du carbone afin de les aider à atteindre leurs objectifs en matière de décarbonisation.

Enterrer le CO2 dans des réservoirs

La technologie DACCS filtre et élimine les émissions de CO2 directement de l’air à l’aide de ventilateurs d’extraction puissants. Une fois extrait de l’air, le CO2 est stocké de manière dans des réservoirs souterrains. Certes, les émissions de CO2 libérées dans l’atmosphère lors des opérations aériennes ne peuvent pas être éliminées à la source. Mais grâce à cette technologie, une quantité équivalente peut être extraite de l’air. Cette technologie est complémentaire d’autres moyens de réduction des émissions de carbone, telles que l’utilisation de carburant aviation durable (SAF).

Thomas Haagensen, directeur des marchés du groupe easyJet, a déclaré. « Nous pensons que l’élimination du carbone jouera un rôle important dans le traitement de nos émissions résiduelles à l’avenir. Elle sera complémentaire d’autres éléments nous aidant à atteindre notre objectif de zéro émission nette. Notre objectif ultime est de parvenir à des vols sans émissions de carbone, tout en investissant dans des projets importants tels que la technologie de captage direct du carbone dans l’air. Nous travaillons avec de nombreux partenaires, dont Airbus, pour accélérer le développement de la technologie des avions sans émissions de carbone« .

EasyJet a été l’une des premières compagnies aériennes à signer un accord avec Airbus en 2022. La compagnie s’engageait à entamer des négociations sur l’éventuel préachat de crédits d’émission de carbone vérifiés et durables. Les crédits d’easyJet dureront de 2026 à 2029. L’accord d’Airbus inclut le préachat de 400 000 tonnes de crédits d’émission de carbone à livrer sur quatre ans.

L’hydrogène à la rescousse avec Rolls Royce

Par ailleurs, fin septembre, la compagnie en coopération avec Rolls Royce a annoncé une nouvelle étape dans son projet de recherche sur l’utilisation de l’hydrogène dans la propulsion des avions.

Les deux entreprises se sont engagées à être à la pointe du développement de la technologie des moteurs à combustion d’hydrogène, notamment pour le marché des avions à fuselage étroit. Avec comme objectif le milieu des années 2030.

En collaboration avec l’université de Loughborough au Royaume-Uni et le centre aérospatial allemand Deutsches Zentrum für Luft-und Raumfahrt (DLR), Rolls-Royce a fait la preuve d’une technologie de moteur qui marque une nouvelle étape importante sur la voie de l’utilisation de l’hydrogène comme carburant pour l’aviation.

Les essais sur une chambre de combustion annulaire complète d’un moteur Pearl 700, fonctionnant à 100% à l’hydrogène, ont prouvé que ce carburant peut brûler dans des conditions correspondant à la poussée maximale au décollage. Les scientifiques ont réussi à contrôler le processus de combustion de l’hydrogène, plus rapide que le kérosène. Un nouveau système mélange progressivement l’air à l’hydrogène pour gérer la réactivité du carburant.

Les technologies testées vont maintenant s’intégrer à des essais antérieurs. Rolls-Royce et easyJet se préparent ainsi à la prochaine étape. Il s’agira d’un essai au sol complet à l’hydrogène gazeux sur le moteur d’avion Pearl.