Ebola : les États-Unis imposent une attestation à tous les passagers aériens

A partir du 3 novembre, tout passager d’un vol international vers les États-Unis devra attester ne pas avoir séjourné en République démocratique du Congo dans les 21 jours précédant l’embarquement.
Aéroport de Chicago
Aéroport de Chicago

Les États-Unis instaurent une nouvelle formalité pour accéder à leur territoire. Chaque passager d’un vol international devra désormais signer une attestation confirmant qu’il n’a pas séjourné en République démocratique du Congo au cours des 21 derniers jours. Les CDC, l’agence sanitaire fédérale américaine, ont signé l’ordonnance le 22 octobre, en réponse à l’épidémie d’Ebola dans le pays. L’obligation vise les vols qui quittent un pays étranger pour les États-Unis à partir du 3 novembre à 23 h 59, heure de l’Est. Pour un départ de Paris, elle s’appliquera donc dès le 4 novembre à 5 h 59. Elle doit rester en vigueur jusqu’au 18 décembre, sauf modification.

L’obligation concerne tous les passagers, quel que soit leur point de départ. Un voyageur d’affaires embarquant à Paris pour New York devra ainsi signer l’attestation, même sans lien avec l’Afrique. Le document peut être remis sur papier ou au format numérique. Les CDC mettent à la disposition des compagnies un formulaire type, à remplir en PDF.

Source : CDC

Un délai de 21 jours après un séjour en RDC

Les voyageurs passés par la RDC doivent rester hors des États-Unis pendant 21 jours après leur départ du pays. Ils pourront y entrer à partir du 22e jour. Cette durée correspond à la période d’incubation maximale du virus.

Pour la majorité des voyageurs, la démarche se résume à une signature. Un séjour récent en RDC suffit en revanche à bloquer le départ vers les États-Unis pendant trois semaines. Concrètement, le formulaire passera par la compagnie aérienne : mieux vaut se renseigner avant de se présenter à l’aéroport, en particulier pour les premiers départs du 4 novembre. Enfin, la date du 18 décembre n’est pas définitive. Les CDC pourront prolonger, modifier ou lever l’obligation selon l’évolution de l’épidémie, ce que devront surveiller les voyageurs qui partent pendant les fêtes.