Mise en place de l’enregistrement électronique des voyageurs en Allemagne

Depuis le 8 novembre, de nouvelles règles sont entrées en vigueur pour les passagers à destination de l'Allemagne. Les principaux changements à retenir pour les voyageurs d'affaires.
Sarrebruck est toujours accessible aux frontaliers...

Il est désormais obligatoire de s’enregistrer sur une application en ligne pour toute personne venant d’une zone considérée à risques. France, Belgique, Luxembourg et Suisse en font partie. Il faut se connecter au préalable sur le site www.einreiseanmeldung.de. La page existe en français même si les noms des pays apparaissent encore en allemand.

Il faut ensuite remplir un questionnaire où sont précisés le moyen de transport, le jour d’arrivée et l’adresse de résidence en Allemagne. Une preuve de cet enregistrement doit être fournie aux autorités sur demande.

Les informations sont automatiquement communiquées au bureau de santé du lieu de séjour. Le gouvernement fédéral précise que toutes les informations récoltées sont détruites 14 jours après l’entrée en Allemagne.

Le bureau de santé communiquera au voyageur où il devra effectuer un second test après cinq jours de quarantaine. Si le test s’avère négatif, la quarantaine est alors levée. Cette obligation d’enegistrement est nécessaire même si l’on a passé un test covid négatif.

Une nouveauté est la reconnaissance par l’Allemagne des tests antigéniques. Selon le Robert Koch Institut, en charge de la protection sanitaire, « les tests antigènes pour la détection directe du coronavirus SRAS-CoV-2 sont acceptés en provenance de tous les pays, à condition qu’ils répondent aux critères minimaux recommandés par l’OMS pour la qualité des tests rapides SRAS-CoV-2-Ag ».

Les frontaliers exemptés

Il existe une exemption à cette quarantaine obligatoire de 5 ou 10 jours. Les frontaliers séjournant pour une durée maximale de 24 heures ne sont pas astreints. La règle vaut pour les déplacements vers le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat et la Sarre.

Par ordre du gouvernement fédéral, les hôtels n’accueillent d’ailleurs plus de touristes, mais certains restent ouverts pour des voyageurs avec un motif professionnel.

De fait, ce sont les Allemands se rendant en France qui s’exposent  le plus à de possible sanctions, notamment pour tout déplacement non indispensable!