La Commission européenne plaide pour une réouverture sur l’international

Se dirige-t-on vers une réouverture de l’Europe aux voyageurs vaccinés cet été ? Tout porte à le croire, après une proposition de la Commission européenne déposée le 3 mai.
Europe
La Commission européenne propose de rouvrir les frontières à l'international pour les voyageurs vaccinés.

Alors que les campagnes de vaccination progressent à travers le monde, et à l’approche de l’été et des précieux revenus liés au tourisme, l’Europe travaille à rouvrir son territoire. Les voyageurs américains avaient déjà reçu le feu vert de la Présidente de la Commission européenne il y a quelques jours, à condition qu’ils aient été vaccinés : une mesure qui va probablement se généraliser. En effet, la Commission européenne a déposé lundi une proposition portant sur « l’assouplissement des restrictions aux déplacements non essentiels vers l’UE et un mécanisme de « frein d’urgence » contre les variants ». En clair, le vaccin devrait bientôt rouvrir les portes de l’Europe aux voyageurs internationaux bannis depuis un an, sans besoin de justifier d’un motif impérieux. L’examen de cette proposition de la Commission européenne doit débuter dès le 4 mai.

En outre, les « pays connaissant une bonne situation épidémiologique » devraient voir s’assouplir les conditions d’accès. La Commission prévoit notamment de rehausser le seuil du nombre de nouveaux cas de COVID-19 utilisé pour déterminer les pays depuis lesquels tous les déplacements sont autorisés sans vaccin, et sans raison majeure. A l’heure actuelle, seuls sept pays bénéficient d’un tel accès. Principe de réciprocité oblige, les pays concernés doivent également avoir levé les restrictions imposées aux voyageurs européens.

Pour se protéger contre une éventuelle recrudescence de l’épidémie à l’international, la proposition de la Commission européenne prévoit en parallèle des « freins d’urgence » : une terminologie déjà présente dans le plan de déconfinement annoncé en France par Emmanuel Macron. Ce nouveau mécanisme réserve le droit à l’Europe de fermer à nouveau ses frontières à un pays dont la situation est jugée trop préoccupante. Ce frein d’urgence serait alors coordonné au niveau de l’Union européenne : une coordination qui a cruellement fait défaut au « Vieux continent » depuis l’apparition le début de la crise sanitaire…