La filière événementielle propose un plan de sauvetage au gouvernement

Fortement impactée par l'annulation des salons et événements, plusieurs organisations présentent les mesures à prendre pour sauvegarder le secteur.

Paris Expo Porte de Versailles (c)Viparis-Bullit Studio

La filière événementielle a été lourdement impactée par la crise sanitaire, avec près de 15 milliards de retombées économiques envolées depuis l’interdiction des événements à la fin février dernier. Une étude approfondie devrait d’ailleurs prochainement détailler l’impact de ce confinement globalisé sur les rencontres professionnelles. Aussi, afin de défendre la sauvegarde des métiers qu’elles représentent et proposer aux services de l’Etat des mesures concrètes à mettre en place rapidement, les organisations professionnelles de la filière proposent au gouvernement un plan de sauvetage, présenté en début de semaine à Bruno Le Maire, Ministre de l’économie et à Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Europe et des affaires étrangères.

Tout en saluant « la forte mobilisation des pouvoirs publics pour les entreprises du secteur », ces organisations – UNIMEV, LÉVÉNEMENT, France Congrès et Evénements, Traiteurs de France mais aussi Coésio, qui rassemble les destinations francophones de congrès, Créalians qui rassemble les agences de design de stand et le Synpase, le syndicat national des prestataires de l’audiovisuel scénique et évènementiel – estiment que pour parvenir à sauvegarder la filière, « il est indispensable que les mesures prises soient fortes, adoptées rapidement et se poursuivent sur le long terme. »

Conçu pour accompagner les entreprises pendant 24 mois, le plan de sauvetage élaboré par ces organisations représentatives comprend des mesures prioritaires parmi lesquelles l’exonération des charges sociales patronales jusqu’en décembre 2021, la prolongation de 18 mois du dispositif actuel d’activité partielle ou la transformation du prêt garanti par l’État en crédit longue durée sectoriel, remboursable sur 8 ans, avec différé d’amortissement de 24 mois.

Des mesures sociales, économiques et sanitaires complémentaires sont aussi évoquées tels un fonds d’investissement lié à la sécurité sanitaire pour l’accueil du public ou le maintien des indemnités mensuelles pour les travailleurs indépendants. « Outre la sauvegarde des TPE PME et ETI de la filière événementielle qui représentent un nombre très conséquent d’emplois directs et indirects, c’est aussi l’attractivité de la France en tant que grande destination mondiale reconnue pour ses savoir-faire qui est en jeu », déclarent ces organisations dans un communiqué.