Les Français toujours frappés de quarantaine au Royaume-Uni

Le gouvernement britannique vient d'annoncer que tous les voyageurs vaccinés de l'Union Européenne et des Etats-Unis n'auront plus à subir de quarantaine à partir du 2 août. Ils devront cependant effectuer un test PCR au jour 2 de leur arrivée. Sauf que cette mesure ne concerne toujours pas la France.
La Cioty de Londres en 2018 (Photo: Wikimedia Commons)

C’est une mesure « de faveur » qu’instaure le gouvernement britannique pour la France. Le pays est le seul de l’Union Européenne pour lequel la quarantaine reste obligatoire. Pour les citoyens vaccinés des autres pays de l’Union, le gouvernement britannique a aboli quarantaine. Cette mesure s’applique aussi aux ressortissants d’Andorre, de Monaco, de Suisse ou encore des Etats-Unis.

La nouvelle règle à partir du 2 août pour la plupart des pays de l’UE est la suivante. Seules subsistent les obligations de faire un test (PCR ou antigène) avant le départ et de se soumettre à un second test jusqu’au 2ème jour après l’arrivée. En revanche, il n’y a plus obligation de test au 8ème jour.

En cas de test positif au covid, les voyageurs doivent entrer en quarantaine obligatoire dans des hôtels désignés durant 10 jours. Les résultats des tests et vaccins sont acceptés par les autorités en français. Tout voyageur doit également compléter un formulaire de traçage qui permet de le localiser en cas de cluster.

Attention. Les règles édictées par le gouvernement ne s’appliquent que pour un voyage en Angleterre. Ecosse, Irlande du Nord et Pays de Galles obéissent à une régulation différente.

Le variant Beta, seul motif derrière la décision britannique? 

Il semble que l’exemption française soit appliquée en raison de la circulation du variant Beta (ex sud-africain). Lequel se cantonne essentiellement à l’île de la Réunion. Selon Santé Publique France, 2,8% des variants circulant en France sont attribués à la souche Beta contre 55,5% à Delta. Et toujours 37% pour le variant Alpha -anciennement dénommé variant « anglais ».

Mais on peut penser aussi que le gouvernement Johnson continue de manier la carotte et le bâton. Tout cela, en raison d’un contexte de tensions renouvelées depuis le Brexit entre la France et le Royaume-Uni. Car si l’on regarde la présence du variant Beta ailleurs, il circule à peu près à un niveau similaire en Allemagne et en Espagne. Qui eux, ne sont pas mis au piloris par le gouvernement britannique !