
Genève-Cointrin a finalement renoué avec sa fréquentation des temps passés. La plateforme romande a en effet accueilli l’an dernier près de 18 millions de passagers. C’est à peine moins que le trafic de 2019. La dernière année avant le Covid avait vu 17,93 millions de passagers fréquenter le second aéroport de Suisse.
Genève a ainsi traité exactement 17,796 millions de passagers, une hausse de 7,97% par rapport à 2023. L’aéroport a été relié l’an dernier à 146 destinations, une évolution stable comparée à 2023.
Les parts de marché des dix premières compagnies aériennes pour l’année écoulée confirment la domination d’easyJet. Cette dernière a généré 46,9% du trafic. Elle est suivie par Swiss (12,4%), British Airways (4,5%), Air France (3,2%), Iberia (2,9%), KLM Royal Dutch Airlines (2,4%), TAP Portugal (1,9%), Emirates (1,8%), Turkish Airlines (1,8%) et Air Dolomiti/Lufthansa (1,6%).
La direction de l’aéroport estime que 2025 verra Cointrin définitivement tourner la page des années Covid. Le trafic devrait ainsi dépasser les 18 millions de passagers.
Les autorités se déclarent particulièrement satisfaites d’une hausse moindre des mouvements d’avions par rapport au trafic. Ces derniers ont en effet progressé de seulement 3,62%. Une évolution qui est à mettre au compte d’une politique incitative auprès des compagnies aériennes à utiliser des avions plus grands, notamment par le biais d’offres tarifaires plus favorables.
Moins de vols de nuit
L’aéroport encourage également les compagnies aériennes à privilégier des avions de dernière génération qui contribuent ainsi à limiter les émissions sonores. Ces avions ont ainsi représenté 31,85% des mouvements d’avions de ligne et charters en 2024. Cette part d’avions de dernière génération est en hausse de 208,1% depuis 2017.
Genève Cointrin veut de fait poursuivre la baisse des nuisances sonores, une nécessité pour un aéroport situé pratiquement en centre-ville. Depuis le 1er janvier, un système de redevances dissuasives est entré en vigueur afin de réduire encore davantage les décollages en retard après 22 heures. Cette redevance se situe entre 5’000 et 20’000 francs suisses (1 CHF = 1,05 €) pour les vols européens et entre 10’000 et 40’000 francs suisses pour les vols intercontinentaux. Le système, testé en 2024, a de fait démontré son efficacité. Le nombre de décollages après 22 heures s’est affiché en baisse de 36,16% par rapport à 2023.

















