Le terminal 3 de l’aéroport de Londres Heathrow devient celui des vols pour des pays à risques. La mesure est entrée en vigueur pour les arrivées des passagers en provenance de 43 pays considérés comme dangereux par les autorités britanniques. Pour le moment, seuls trois pays de cette liste rouge – le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan – ont des vols directs avec la capitale britannique.
Ce n’est pas le besoin de faciliter les files d’attente de passagers qui motive les autorités. L’aéroport indique que la priorité absolue est de protéger le public et de contribuer à réduire le risque de nouveaux variants du covid. L’inquiétude grandit en effet...
Le terminal 3 de l’aéroport de Londres Heathrow devient celui des vols pour des pays à risques. La mesure est entrée en vigueur pour les arrivées des passagers en provenance de 43 pays considérés comme dangereux par les autorités britanniques. Pour le moment, seuls trois pays de cette liste rouge – le Bangladesh, l’Inde et le Pakistan – ont des vols directs avec la capitale britannique.
Ce n’est pas le besoin de faciliter les files d’attente de passagers qui motive les autorités. L’aéroport indique que la priorité absolue est de protéger le public et de contribuer à réduire le risque de nouveaux variants du covid. L’inquiétude grandit en effet depuis que des informations ont dénoncé le fait que des passagers de pays à risques se mêlaient aux autres voyageurs dans les halls d’immigration.
Normalement, seuls les ressortissants britanniques et irlandais ou les résidents britanniques sont autorisés à voyager depuis les pays figurant sur la liste. Mais toute personne ayant séjourné dans un pays de la liste rouge au cours des 10 jours précédents, qu’elle ait pris un vol direct ou en transfert, doit effectuer une quarantaine de 10 nuits dans un hôtel.
Une réglementation sanitaire kafkaïenne
Selon une porte-parole de l’aéroport d’Heathrow à la BBC, « les pays en liste rouge seront probablement une caractéristique des voyages au Royaume-Uni dans un avenir proche. Nous adaptons Heathrow à cette réalité à long terme en ouvrant dans un premier temps un terminal dédié aux arrivées. »
Le système actuel comprend des tests Covid négatifs obligatoires pour tous les arrivants internationaux, le port obligatoire de masques, la distanciation sociale et le renforcement des régimes de nettoyage et de ventilation dans les halls d’immigration. Ce qui contribue aux longues queues à l’arrivée dans les aérogares.
Une situation que déplore le directeur général de l’aéroport d’Heathrow, John Holland-Kaye : « Le gouvernement doit étendre massivement la liste verte à des marchés à faible risque. Il doit aussi supprimer la nécessité pour les passagers entièrement vaccinés de passer deux tests PCR coûteux. Les affirmations de la police des frontières « Border Force » que « les longues files d’attente à l’immigration sont inévitables » sont de la complaisance. On peut les éviter si les ministres veillent à ce que tous les guichets soient occupés aux heures de pointe. » Le gouvernement a promis de déployer des agents supplémentaires et des contrôles automatiques e-gates pendant l’été.