Île de la Réunion : naturelle, surnaturelle

Il est en France un département où le volcan parfois rugit, où les à-pics donnent le vertige et où l’eau du lagon tutoie les 30 degrés. Le feu et l’eau en ont décidé ainsi : La Réunion a du relief. Récit d’un parcours incentive intense, effectué en son temps par une entreprise du secteur photovoltaïque.

PROGRAMME DU SÉJOUR

VTT, randonnée, spéléo, 4X4 ou parapente : le programme propose une découverte active de La Réunion, tout en abordant l’île en douceur grâce à des rencontres avec des musi ciens, des danseurs, des conteurs. Beaucoup à faire, beaucoup à voir : les journées commencent tôt et finis sent tard, mais ménagent des parenthèses de repos mérité. PROFIL Client : une entreprise française du secteur photovoltaïque Réceptif : Comptoir Corail 12, place des coquillages. 97434 St Gilles les Bains Tél. : 0262 33 88 38 • E-mail : comptoircorail@orange.fr Internet : www.comptoircorail.com Taille du groupe : une vingtaine de personnes Durée de l’opération : 5 jours /4 nuits Propos : motivation

ILS SE SONT DOCUMENTÉS

Île de La Réunion Tourisme 4, rue Jules Thirel, Bâtiment B. 97460 St-Paul
Tél. : 0810 160 000
E-mail : contact@reunion.fr
Internet : www.reunion.fr

GUIDES PRATIQUES

Guide Vert La Réunion, Michelin Guide Évasion Île de La Réunion, Hachette Tourisme

PLAN DE VOL

Air Austral, la compagnie réunionnaise, propose un vol quotidien entre Paris Charles de Gaulle 2A et l’aéroport de La Réunion Roland Garros ainsi qu’une à deux liaisons hebdomadaires depuis/vers Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes et Toulouse. Ces vols sont opérés en trois classes : Club Austral – la business – , Loisirs et Confort. Les “plus” de cette classe économie premium : au sol, un enregistrement à part et l’accès aux salons de la compagnie. En vol, une restauration sophistiquée et des sièges inclinables à 128°.

PREMIER JOUR

Arrivée à Saint-Denis et transfert vers Saint-Gilles, en bord de lagon, sur la côte ouest de l’île. Cocktail de bienvenue et installation au LUX* Île de La Réunion. Déjeuner à l’hôtel, puis transfert en bus vers le port de Saint-Gilles pour une croisière au soleil couchant avec ambiance musicale séga. Nuit à l’hôtel.

SAINT-GILLES : UN PORT DE CARTE POSTALE

Pour un paysage idyllique de bord de mer, direction la côte ouest de l’île. Le centre névralgique de La Réunion version balnéaire, c’est Saint-Gilles et ses ruelles commerçantes à taille on ne peut plus humaine. La matinée passe par une visite du marché, dans les senteurs mêlées de vanille et de curcuma. Comme il se doit, la journée se finit dans des vapeurs plus envoûtantes encore, bercé par le son du séga… Mais, pour beaucoup de visiteurs, le port de Saint-Gilles est avant tout le point de départ d’une sortie en mer, quel que soit son objet. Plongée, pêche au gros ou simple croisière au soleil couchant : les options sont nombreuses. Selon le Quotidien de La Réunion, la tendance du moment, c’est la balade en catamaran. Avec, en point d’orgue, une rencontre au large avec les baleines.

L’HÔTEL LE LUX* ÎLE DE LA RÉUNION

Situé à quelques minutes du centre de Saint-Gilles, face au lagon de l’Hermitage, le LUX* est le seul cinq étoiles de l’île. Appelé autrefois le “Grand Hôtel du lagon”, l’établissement est passé sous l’égide d’un acteur innovant de l’hôtellerie haut de gamme dans l’océan Indien : LUX* Island Resorts. Ce groupe développe, sous le concept “Island Light”, des hôtels conçus comme des “théâtres” animés par des “metteurs en scène”. Libre au client d’animer son séjour en découvrant l’hôtel et la culture locale à travers 58 saynètes, entre le “bar secret” caché dans les arbres, la séance de cinéma sur la plage ou encore le safari photo guidé par un expert. On l’aura compris, le LUX* n’a rien d’un froid palace de bord de mer. Et il faut entendre dans son nom de baptême une promesse toute latine de “lumière” plutôt que la traduction d’un ancrage forcené dans le monde du luxe. Se plaisant à orienter ses visiteurs dans leur découverte de l’île, l’hôtel se charge aussi d’animer les heures qu’ils passeront sur les sept hectares du domaine, entre palmiers et larges espaces gazonnés, tennis, piscine, ping-pong, spa, salle de fitness. Côté restauration, pour les groupes, le LUX* propose des petits déjeuners très soignés et, à déjeuner comme à dîner, des buffets qui n’oublient pas de mettre l’accent sur les douceurs locales. En fond visuel et sonore : la vie du lagon. Ce qui ne gâte rien. Dernière chose méritant d’être signalée : le WiFi est gratuit dans tout l’établissement.

L’Hermitage. 28 Rue du lagon. 97434 Saint Gilles Les Bains
Tel : 0 262 700 000
E-mail : reservation@luxislandresorts.com
Internet : luxislandresorts.com

DEUXIÈME JOUR

Départ tôt le matin en 4X4 avec des chauffeurs-guides vers le cirque de Salazie, ses cascades, son vert tropical et sa créolité profonde. Pique-nique agrémenté d’un petit cours accéléré de maloya. Retour et nuit à l’hôtel.

SALAZIE : BAMBOUS, CRESSONNIÈRES ET CHOUCHOUS

Paradis des randonneurs, patrie des paysages inspirants : Salazie, c’est le poumon vert de l’île. Du vert, ici, il y en a partout sur les flancs du cirque, entre cresson, chouchous, fougères et forêts de bambous. Beaucoup de vert donc, mais aussi du rouge… Sur les toits des maisons créoles ou sur la livrée du cardinal, cet oiseau précieux qui rougit à la saison des amours… Toute cette nature doit sa générosité à la présence de l’eau qui traverse le parcours avec, en attraction principale, les cascades. Deux points d’orgue : l’imposante cascade Niagara et le “voile de la mariée”, une étonnante série de résurgences qui habillent de brume blanche le noir volcanique de la falaise. Les villages concourent également à l’agrément de la journée, notamment Salazie et Hell-Bourg, terrains de jeu particulièrement indiqués pour les chasses au trésor. Salazie en 4X4, c’est possible avec ou sans des chauffeurs-guides, l’île proposant de nombreuses options pour la location de véhicules. À noter, à côté des grandes marques, l’agence locale ITC, présente à l’aéroport.

L’ÎLE AUX RYTHMES : LE ROI MALOYA

En 1981, le maloya était encore officiellement interdit sur l’île. Depuis le 1er octobre 2009, il est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Beau retournement de l’histoire pour ce blues à la sauce cari, hérité du temps de l’esclavage, et qui se plie comme par magie à tous les états de l’âme humaine, de la peine la plus profonde à la transe la plus sauvage. Derrière le chant, relayé quelquefois par la mélodie du bobre, les basses fréquences du roulèr et les percussions sèches du kayamb assurent un rythme plein. Un son qui rappelle que l’Afrique n’est pas loin, puisque le maloya réunionnais fait écho à ses cousins de Madagascar et du Mozambique. Le maloya, c’est la tradition donc, mais on est loin de la langue morte et le genre continue d’évoluer au gré des influences musicales. La rencontre avec le jazz a vu naître le maloyaz ; celle avec le reggae, le maloggae. Et il existe probablement une version malorock…

TROISIÈME JOUR

Rallye vers le sud et le volcan du piton de la Fournaise. Énigmes et concours tout au long du parcours. Arrêts sur les points de vue de la rivière des Remparts, de la plaine des Sables et du pas de Bellecombe. Pause à Bourg-Murat pour un déjeuner créole dans une maison centenaire. Remise des prix du rallye et retour à l’hôtel.

L’ÎLE AUX VOLCANS : ORIGINES SULFUREUSES

Rappel très sommaire des faits : l’île de La Réunion est née des volcans et conserve dans tous ses décors la trace de son origine éruptive. En fait, La Réunion, contrairement à l’île Maurice toute proche, est une montagne dans la mer ; une vraie montagne avec des routes escarpées, des vallées encaissées, des pics, des à-pics vertigineux, des nuages accrochés aux sommets, dont le plus haut, celui du piton des Neiges culmine à plus de 3000 m. Au centre de l’île, ses cirques – Mafate, Cilaos, Salazie – soulignent la puissance des effondrements successifs des cratères ; plus bas, ses plages de sable noir concrétisent le destin marin de la lave. Le piton de la Fournaise rappelle à intervalles réguliers que le volcan est ici chez lui. Une trentaine d’éruptions ont été recensées dans les trente dernières années, pour des durées allant de 5 heures à 196 jours ! Pour accéder au point de vue sur le haut du volcan, on emprunte une route tranquille où le végétal semble avoir repris ses droits sur une géologie troublée. Et soudain, la route aborde la plaine des Sables, où le volcan a marqué son territoire avec une force sidérante. Le chemin s’achève au pas de Bellecombe, à 2 300 mètres, avec vue sur l’enclos Fouqué, point de départ des randonnées vers les cratères. L’expédition peut se faire en mode “rallye” ou dans des mini bus de neuf places avec des arrêts pédagogiques qui permettent de ne pas passer à côté d’un contexte géologique peu banal.

LA CUISINE CRÉOLE : CARRÉMENT CARI

Qu’il soit de poulet, de boeuf, de cabri, de crevette, de langouste ou de poisson, le cari est le plat de résistance ubiquiste de la table réunionnaise. Des oignons, de l’ail, des échalotes, du curcuma, du thym et des tomates en tranches fines : voici les ingrédients qui accompagnent la viande ou le poisson choisi, dûment doré au préalable. Le tout se sert directement dans la marmite apportée sur la table. En accompagnement : du riz blanc ou zambrocal – safrané –, des “grains” – lentille, pois du cap, fève, coco… – et un peu d’achards de légumes. Les amateurs ont la possibilité de relever le tout avec le rougail, préparation à base de gingembre, d’oignons et de piments oiseau.

QUATRIÈME JOUR

Route du sud encore, mais en bus cette fois, pour rejoindre la zone du Grand Brûlé et ses terres de lave. Parcours dans les tunnels de lave, en compagnie d’un spéléologue spécialisé. Sur le chemin du retour, arrêt sur le point de vue spectaculaire de la coulée 2007 et ses 120 millions de m2 de lave. Dîner et nuit à l’hôtel.

LES TUNNELS DE LAVE : NOIR, C’EST NOIR

Comment se forme un tunnel de lave ? Explication circonstanciée de l’accompagnateur spéléologue : “lors d’une coulée, la lave se solidifie plus vite sur la zone de contact avec l’air, mais continue à couler en dessous. En fin d’éruption, les parois restent et le tunnel se vidange dans la mer”. À la lumière d’une lampe à acétylène fixée sur le casque, on se promène dans ces grottes d’un genre très particulier. Le tunnel est tout neuf, hérité de la coulée 2004. Les passages étriqués, les traces d’éboulements, les stalactites figés laissent imaginer les ardents mouvements de masse qui ont conduit à la formation de ces longs couloirs entre noir profond et gris anthracite. “Attention, le nombre est l’ennemi du plein air”, rappelle le spéléologue, qui conseille de procéder par groupes réduits, de 10 à 12 personnes, afin de ne pas nuire à la qualité de l’expédition.

ALTERNATIVE : LE PARAPENTE

Le grand show des courants d’air chaud. Le dernier championnat de France de parapente a été organisé à La Réunion, sur les rampes des Colimaçons et de Bellemène. Une distinction qui ne doit rien au hasard, puisque le parapente est, avec le canyoning, une des grandes spécialités de l’île parmi les activités à sensations fortes. Un signe qui ne trompe pas : le guide L’Île de La Réunion Tourisme recense pas moins de quatorze prestataires en matière de parapente à La Réunion. Au fil du catalogue, l’offre varie dans la durée – du baptême de 15 minutes aux vols sportifs d’une heure – et dans le décor, entre survol de la forêt primaire, des champs de canne ou du lagon avec – la chance aidant – des dauphins, des tortues et des baleines qui peuplent le paysage. En point d’orgue de la plupart des formules proposées : l’atterrissage sur la plage.

CINQUIÈME JOUR

Transfert en bus jusqu’au piton Maïdo qui domine le cirque de Mafate. Descente en VTT vers la côte avec des animateurs spécialisés. Pause chez Doudou pour un cours de cuisine créole. Soirée au Coco Beach, en bord de lagon. Animation avec une troupe de séga maloya. Nuit à l’hôtel.

LE VTT : LES SENTIERS DE LA GLOIRE

Pour ceux qui ne se seraient jamais essayés au VTT, c’est le moment – et le lieu – ou jamais. Tout est favorable : des accompagnateurs experts, un matériel parfaitement entretenu et, surtout, un parcours exceptionnel qui permet de traverser les décors contrastés de l’île, depuis les cimes jusqu’à la côte. L’exercice démarre à plus de 2 000 mètres d’altitude, au sommet du Maïdo, avec un point de vue troublant sur le cirque de Mafate. Et c’est parti pour une grande matinée de descente au milieu des tamarins et des champs de canne avant de filer dans la savane, offrant un panorama unique sur la baie de Saint-Paul. L’expédition s’achève souvent par un pique-nique à l’arrivée. Certes actif, le parcours est accessible à tous publics.

LE COCO BEACH : LA BELLE AFFAIREDU BORD DE MER

De Saint-Paul à Saint-Leu, il existe nombre de restaurants de bord de mer, mais celui-ci se distingue par ses dimensions surprenantes, avec une capacité de près de 300 personnes et différentes possibilités de privatisation. Autour du “bateau du Coco” s’activent les partisans de la formule buffet, dont la thématique varie au fil des jours (orientale, caribéenne, créole…). La partie avant, ouverte sur le lagon, se destine davantage aux grillades. Pour emballer la dernière soirée, les options sont ouvertes : spectacle de maloya, de merengue ou tout simplement DJ.

SIXIÈME JOUR

Matinée farniente pour profiter du lagon. En option : vol en hélicoptère, sur des appareils de type Écureuil. Survol des trois cirques de l’île et plongée dans le trou de Fer. Déjeuner à l’hôtel et transfert vers l’aéroport.

FARNIENTE : EAUX BLEU LAGON

“La Réunion, l’île intense” : c’est le slogan touristique. Certes. Mais une fois épuisées les joies du parapente, du VTT, du canyoning, de la randonnée et du tour en bateau, le visiteur conserve heureusement quelques droits à la paresse. Et, comme partout, le farniente a son point d’attache naturel : la plage. Pour cela, cap à l’ouest, que ce soit sur le sable noir de la plage d’Étang-Salé ou face au lagon, derrière les 20 kilomètres de la barrière de corail. Au menu : du sable clair, une eau à température idyllique, le son du vent dans les filaos, et quelques paillotes tranquilles pour hydrater l’inaction.

ALTERNATIVE : L’HÉLICOPTÈRE

Tôt le matin ! C’est le moment idéal pour embarquer dans les hélicoptères Écureuil d’Helilagon. Volcans, cirques, lagon : tout est à portée d’oeil dans ces six-places. Relayés par casque, les commentaires du pilote permettent de se repérer dans le paysage. Deux temps forts : la découverte vertigineuse du cirque de Mafate, puis la plongée dans le trou de Fer, où l’héli coptère se met à danser avec la cascade. Du survol de l’île en 45 minutes aux options “deux cirques” et “trois cirques”, il existe plusieurs alternatives. Helilagon propose également des excursions à la journée comme l’héli-rando à Mafate, l’héli-4X4 au Dimitile, mais aussi l’héli-resto, avec arrêt déjeuner au domaine des Letchis ou l’héli-golf, qui fait étape au bord des greens du golf du Bassin bleu. Avec ses neuf hélicoptères, la compagnie peut transporter simultanément jusqu’à 36 passagers dans ses appareils.