International SOS étudie les coûts d’une mission ratée

International SOS étudie les coûts d'une mission de longue durée à l'étranger non aboutie et l'impact financier des voyages d'affaires ratés.
Le coût d'une mission de longue durée à l'étranger non aboutie peut dépasser le million de dollars selon International SOS.
Le coût d'une mission de longue durée à l'étranger non aboutie peut dépasser le million de dollars selon International SOS.

Entre 850 000 et 1,25 million de dollars. Tel est le coût d’une mission internationale ratée selon une étude réalisée par Ipsos et KPMG pour le compte d’International SOS. En se fondant sur les frais de déménagement et de relocalisation, le soutien financier à la vie des expatriés, leurs rémunérations et la fiscalité, KPMG a estimé le risque financier potentiel d’une mission de longue durée non aboutie. Et cela sans compter sur les désagréments indirects comme la perte de productivité, le coût affairant au recrutement, à la formation et au remplacement de l’expatrié ou encore l’impact sur la carrière et la santé mentale du professionnel contraint de suspendre sa mission à l’étranger.

Parmi les causes pouvant à l’origine de cet échec, les lacunes en matière de santé, de sûreté, de sécurité et de prévention du bien-être des collaborateurs en mobilité. D’où l’idée de cette étude analysant l’impact financier des voyages d’affaires et des missions internationales ratées. Et qui met, naturellement, en lumière le retour sur investissement pour une entreprise de s’associer les services d’un spécialiste de la gestion des risques de santé et de sécurité.

Sur les 255 décideurs interrogés par Ipsos, tous clients d’International SOS, 76% d’entre eux estiment que des acteurs de ce type les ont aidé à mieux gérer les crises, et de façon moins coûteuse. Un taux encore plus élevé (95%) chez les spécialistes de la gestion du risque et des ressources humaines. En outre, parmi ces derniers, 72 % y voient un impact positif sur le bien-être et la résilience des employés, notamment dans le cadre de soutien en matière de santé mentale.

Pour autant, si la capacité d’intervention en matière sanitaire ou sécuritaire, le volet prévention.
L’année dernière, International SOS a diffusé par mois près de 8,5 millions d’alertes médicales et de sécurité. « J’ai ainsi pu alerter nos voyageurs de manière proactive sur les problèmes avérés ou potentiels qui pourraient avoir un impact sur leurs déplacements ou leurs itinéraires, explique un des clients interrogés par Ipsos. Ce qui se traduit par une exposition moindre aux situations risquées« . Avec la multiplication des conflits comme des problèmes sociaux et politiques ou encore climatiques, rien d’étonnant à voir une croissance de 11% dans la lecture de ces alertes…

Mais sa capacité à agir avec 1,2 million de cas médicaux traités, dont 1200 évacuations dans les cas les plus extrêmes mais la plupart du temps pour des maux classiques en voyage – problèmes gastriques, maux de tête etc – pour lesquels les conseils prodigués par le réseau de professionnels d’International SOS ont évité de se rendre chez un médecin local, sans les coûts y afférant. Ainsi, parmi les études de cas présentés dans son rapport, l’exemple d’une entreprise australienne dont les voyageurs fréquents au Pérou souffraient régulièrement de gastro-entérites ou de mal de l’altitude. Soit une facture annuelle de 64 000 $ chez un médecin local, mais qui a été réduite quasiment par deux en s’appuyant sur un fournisseur de santé péruvien agréé par ISOS.

Proactivité et réactivité : ce sont, pour le Dr Arnaud Derossi, directeur médical régional d’International SOS, « les points clés de la maîtrise des coûts« . D’un côté, la prévention des incidents médicaux avant le voyage, chaque dollar investi dans des programmes de bilan de santé préventif pouvant rapporter par exemple 2,53 dollars. D’autre part, des interventions effectuées au plus tôt, dans cette cruciale « golden hour » afin de limiter les conséquences médicales ou les éventuelles séquelles. « En traitant rapidement les maladies ou les blessures avec les professionnels de santé d’International SOS impliqués dès le premier appel, nous pouvons identifier et atténuer des problèmes qui pourraient dégénérer en événements catastrophiques« , conclut le docteur Derossi.