Interview : Michael Struck, PDG de Ruby Hotels

Michael Struck, PDG de Ruby Hotels, explique le positionnement de cette enseigne axée sur le concept du concept est le “lean luxury”, prônant un luxe décontracté et abordable.

Ruby Hotels
Michael Struck, PDG de Ruby Hotels

Parmi les hôtels lifestyle, comment les Ruby Hotels se différencient-ils ?

Michael Struck – Notre concept est le “lean luxury”, un luxe sobre et pertinent. Nous sommes partis de l’idée d’un hôtel de luxe pour l’alléger. Car, au fond, qu’y-a-t-il d’essentiel pour nos clients ? D’abord une situation centrale, mais aussi des chambres avec âme, où ils se sentent bien, car elles sont fonctionnelles, avec des équipements et matériaux de qualité, ou encore des très beaux petits déjeuners. Nous offrons tout ça, mais en parallèle nous sommes partis d’une page blanche en réfléchissant à comment renforcer l’efficacité de l’hôtel. Ce qui se traduit par des espaces repensés – les chambres font par exemple 16 m² –, et une exploitation réorganisée avec la centralisation des fonctions qui pouvaient l’être. Le processus de check in et check out et de paiement est également automatisé. Au final, ces économies n’affectent pas l’expérience client, mais permettent d’offrir des prix légers.

Votre volonté est donc de rendre le luxe abordable ?

Nous comptons le démocratiser avec la qualité d’un cinq étoiles pour un prix inférieur à celui d’un quatre étoiles. Nous ne voulons pas être une chaîne, mais un groupe d’hôtels individuels, chacun avec sa propre personnalité, avec des bars qui sont des lieux de happening, où les artistes et DJ viennent se produire. Cette expérience locale est importante. En plus de guides de voyage sur la destination, nous passons beaucoup de temps pour trouver des équipes reflétant leur ville, qui la connaissent parfaitement.

Nous travaillons à entrer sur le marché français depuis plusieurs années

Quels sont vos objectifs de développement ?

Pour l’instant, nous avons sept établissements. A ceux-là s’ajoutent dix hôtels en développement en Europe – à Londres, Zurich, Genève, Helsinki, Cologne et Francfort – et trois autres en Chine, à Shanghai, Zuhai et Xian. Nous travaillons aussi à entrer sur le marché français depuis plusieurs années. J’espère pouvoir annoncer bientôt un premier projet.