Irlande : chaleur humaine et vertes prairies

Un pays qui compte quatre prix Nobel de littérature ne saurait être totalement imperméable à l’émotion… De l'atmosphère, Dublin en propose sans modération. De la beauté aussi, à l’image de la cité monastique de Glendalough, perdue dans la nature sublime et luxuriante du comté de Wicklow.
Les façades géorgiennes s’alignent en élégance autour de St Stephens Green, épicentre de Dublin. Mais, plus que ses richesses historiques, c'est à l'instant présent que l'on vient goûter dans la capitale irlandaise.

Programme

Dublin, ses cathédrales et ses pubs, son fleuve Liffey et ses artères populaires. Détour par le comté de Wicklow pour une balade dans le grand vert irlandais, avec en point d’orgue, le monastère de Glendalough et un dîner de gala à Powerscourt Estate.

Profil

Client: un acteur du secteur industriel.

agence Réceptive: Abbey Incentive & Events

City Gate. 22 Bridge Street Lower. Dublin 8
Tél. : +353 (1) 690 9477
Email : info@abbey.ie
Internet : www.abbeyevents.ie

Taille du groupe: 150 personnes.

Durée de l’opération: 4 jours, 3 nuits.

Ils se sont documentés: 

Tourisme Irlandais – Contact : Caroline Phelan, responsable marketing – tourisme d’affaires et B to B

Tél. : 01 53 43 12 14
Email : cphelan@irlande-tourisme.fr
Internet  : www.meetinireland.fr

Guides pratiques 

Géoguide Irlande (Gallimard), Le guide du routard Irlande, Voyager Pratique Irlande (Michelin).

Plan de vol

Aer Lingus relie Paris CDG 1 à Dublin à raison de quatre vols quotidiens, et à Cork une fois par jour. Effectués en Airbus A320, ces vols disposent d’une seule classe. Cependant les voyageurs fréquents de la compagnie irlandaise, membres du Gold Circle Club, ont accès au salon Icare de l’aéroport parisien. Aer Lingus dessert également la plupart des grandes métropoles françaises. Par ailleurs, la position géographique du pays et les liaisons régulières d’Aer Lingus vers les États-Unis font de l’Irlande une destination prisée pour les séminaires internationaux.

Aer Lingus Tél. : 08 21 23 02 67 Email : infoEI.france@aviareps.com Internet : www.aerlingus.com

Jour 1 : départ en début de matinée de Paris et arrivée à Dublin. Installation, puis déjeuner au Radisson Blu Royal. City tour et cocktail à l’hôtel The Marker, dans les docks. En soirée, course de lévriers au Shelbourne Park.

L’hôtel  : Radisson Blu Royal

Un style très contemporain et un emplacement de choix tout près de St Stephens Green, donc à proximité de tous les lieux de vie de la capitale irlandaise : le Radisson Blu Royal est une séduisante option haut de gamme située en plein centre-ville et proposant 150 chambres aux tons très actuels. C’est surtout un endroit très couru par les groupes affaires avec 15 salles de séminaires permettant d’accueillir jusqu’à 400 personnes.
L’hôtel se démarque aussi par ses bars et restaurants. Avec, notamment, sa brasserie V’n V – de Verres en Vers – qui sert une cuisine basée sur des produits locaux, mais d’essence française. Vrais plus de l’hôtel, la terrasse paysagée du 7e étage, associée au Sky Suite Bar, et la Vintage Room, où déguster whiskeys et champagnes, permettent de se détendre après une journée de réunions dans une atmospère chic cosy. Autres avantages : le WiFi gratuit et un accès au fitness club voisin, l’Iveagh, qui dispose d’une piscine.

Radisson Blu Royal, Golden Lane
Tél. : +353 1 898 2900
Email : info.royal.dublin@radissonblu.com
Internet : www.radissonblu.ie

Alternative : Camden Court Hotel

Derrière sa façade de briques s’étirant le long d’une des rues un rien bohème de Dublin, le Camden Court est presque caché par un pub, le Bleeding Horse, mentionné par James Joyce dans Ulysse. Ce charmant hôtel milieu de gamme, irlandais dans l’âme, donc très accueillant, est à deux pas du Grand Canal et à cinq minutes à pied de St Stephens Green. Ouvert en 1988, l’établissement vient de rénover la plupart de ses 246 chambres. Son centre de conférences offre 12 salles de réunions jusqu’à 250 personnes. Son restaurant Iveagh peut être en partie privatisé. Les plus : le WiFi gratuit et une grande piscine en sous-sol.

Camden Court Hotel, Camden Street
Tél. : +353 1 428 39 30
Email : meetingexcellence@camdencourthotel.ie
Internet : www.camdencourthotel.ie

Course de lévriers : tiercé version ludique

Des grands-parents endimanchés et des enfants qui s’amusent au parterre, des amours débutants et des cadres au sortir de réunion : c’est une scène de vie typiquement irlandaise qui se joue dans le restaurant-tribune du Shelbourne Park, dédié aux courses de lévriers. Une pièce en dix actes de trente secondes, le temps pour les six bolides à quatre pattes de sortir des plots pour rattraper le lièvre factice qui tourne autour de la piste à une vitesse folle. Les entreprises peuvent prendre une part active à ce Grand Prix d’Amérique en version canine en sponsorisant une des courses, avec mention dans le programme du jour. C’est l’occasion d’une soirée décontractée et ludique : des bons de pari attendent les participants sur les tables ; les mises sont faibles et les gains légers. De quoi épancher sa soif dans les pubs de Temple Bar pour finir la soirée.

Shelbourne Park South Lotts Road. Dublin 4
Tél. : +353 61 448 080
Email : sales@igb.ie
Internet : www.igb.ie

Docks : regard vers le futur

Google, Facebook, Accenture : tous ont choisi les docks de Dublin pour héberger leur siège social international. Bien sûr, la fiscalité engageante du “tigre celtique” y est pour beaucoup. Il n’empêche, l’ambiance à la fois actuelle et paisible de ce quartier qui se lève à l’est de la ville, à deux pas du nouveau centre de conférences, n’y est certainement pas pour rien. Logements et bureaux s’alignent ainsi le long de l’entrée du Grand Canal. Deux pièces maîtresses parmi ces bâtiments contemporains : le théâtre, dessiné par Daniel Libeskind, et l’hôtel The Marker. Ouvert en avril 2013, cet établissement de 187 chambres s’est rapidement imposé parmi les Leading Hotels. Son esthétique urbaine s’inspire des paysages irlandais tourmentés. Séparé du lobby, un vaste espace se dédie aux réunions avec une ballroom de 200 p. et sept salles de sous-commissions. Le clou du Marker : une sublime terrasse, idéale pour un cocktail avec vue sur le Dublin de demain.

The Marker Grand Canal Square
Tél. : +353 1 687 5100
Email : sales@themarker.ie
Internet : www.themarkerhoteldublin.com

Jour 2 : matinée de réunions, puis déjeuner à la Guinness Storehouse. L’après-midi, visite de la cathédrale Christ Church et du musée Dublinia. Croisière sur la Liffey, puis Irish Coffee au Café en Seine. Soirée à la Old Jameson Distillery.

Alcools : fiertés nationales

Une bière noire au goût puissant et un whiskey à l’esprit très “smooth” grâce à une triple distillation… Dublin se gargarise sans retenue de ces deux boissons léguées à la nation celte par deux alchimistes visionnaires, Arthur Guinness et John Jameson. Pour remonter aux sources de ces légendes nées à la fin du XVIIIe siècle, celles qui furent en leur temps les plus grandes brasserie et distillerie du monde s’inscrivent de manière naturelle sur le chemin des groupes incentives. La Guinness Storehouse, l’ancienne usine de fermentation datant de 1904, dévoile les mystères d’une success story appuyée sur un art consommé du marketing. Pour convaincre les visiteurs que “Guinness is good for you”, le lieu multiplie les ambiances où déguster l’amère merveille et se prête à toutes les formes d’événements allant des cocktails et buffets chic jusqu’à la privatisation totale pour 1 800 p. . Le must : des dîners intimes – 70 p. maximum – au bar panoramique Gravity avec vue sur tout Dublin. Cuisine à la Guinness de rigueur, bien entendu.
De l’autre côté du fleuve, dans le Smithfield Village et ses entrepôts réhabilités, la Old Jameson Distillery – l’actuelle se trouve au sud du pays – se veut tout aussi didactique. Part des anges, notes de miel et de vanille grâce à un élevage en fûts de chêne : après la dégustation, les groupes corporate n’ignoreront rien des secrets du whiskey irlandais. Mais, à n’en pas douter, c’est la soirée de musique et de danse irlandaise qui prolonge la visite qui fait de la distillerie un passage obligé.

Guinness Storehouse St James’s Gate
Tél. : +353 1 408 4800
Email : guinness-storehouse@guinness.com
www.guinness-storehouse.com

Old Jameson Distillery Bow Street
Tél. : +353 1 807 23 77
Email : kate.mcmanus@pernod-ricard.com
www.tours.jamesonwhiskey.com

La Liffey : gloire et déboires

Les eaux sombres de la Liffey… Certains disent qu’elles entrent dans la composition de la Guinness. Rien de plus faux puisque, très pures, elles proviennent des monts Wicklow, mais cette blague locale montre à quel point ce fleuve fait partie de l’imaginaire dublinois. Colonne vertébrale de la ville, la Liffey est enjambée par 19 ponts rendant hommage aux grandes figures de l’Irlande, ses littérateurs nobellisés en particulier. Cheminant sur la Liffey, une croisière part de la passerelle Ha’penny pour s’en aller jusqu’aux abords du port, puis retour, dans un bateau de 48 p. privatisable et panoramique. On se laisse absorber par l’histoire d’un fleuve qui participa à la richesse de la ville, charriant charbon et marchandises, mais qui porte aussi les traces de ses grandes misères : le mémorial de la Grande Famine de 1847 ou la Custom House, certes le plus beau bâtiment néoclassique de la ville, mais surtout l’emblème d’une occupation anglaise encore aujourd’hui mal vécue. La Liffey laisse également voir les petits tracas actuels, avec le futur-ex siège de l’Anglo Irish Bank toujours inachevé. Mais, plus les docks en cours de réhabilitation se rapprochent et plus le futur de Dublin se dessine.

Jour 3 : départ pour le comté de Wicklow. Activités de jeux gaéliques. Déjeuner au Johnnie Fox Pub. Visite de Glendalough et son monastère médiéval, dégustation de saumon. Dîner de gala au Powerscourt Estate, puis retour à l’hôtel.

Wicklow : vert d’Erin

Le “jardin d’Irlande” : le comté de Wicklow baigne dans ce grand vert si distinctif du pays. Longée de fougères et de genêts, la route de campagne qui y conduit depuis Dublin est ombragée par une forêt touffue. Les premiers vallons passés, les premiers moutons s’annoncent en abordant Glencullen. À une demi-heure de la capitale, c’est ici qu’on trouve le plus charmant des pubs ; le plus couru aussi, tant par les locaux ou les touristes que par les grands de ce monde. Tous ou presque s’y sont arrêtés, sauf la reine d’Angleterre. Bon prince, elle a envoyé une lettre pour s’excuser de n’avoir pas eu le temps d’y venir lors de sa visite historique en 2011, la première d’un souverain britannique depuis l’indépendance. Elle le regrette peut-être encore… Car le Johnnie Fox rejoue à satiété l’atmosphère d’autrefois. Feu de cheminée, copeaux de bois au sol, bric-à-brac de brocs et carafes, d’outils ruraux chinés çà et là : on dirait que rien n’a changé depuis 1798, lorsque cette ancienne ferme s’est transformée en débit de boissons. En soirée et tous les dimanches, un spectacle de danses – les Hooley Nights —  anime le pub. Tout le monde s’aligne gaiement le long de tables qu’on peut réserver pour des petits groupes. Privatisation possible pour 150 p.

Johnnie Fox Pub The Dublin Moutains, Glencullen
Tél. : +353 1 295 5647
Email : info@jfp.ie
Internet : www.jfp.ie

Powerscourt estate : gala dans le Wicklow

L’élégance de la résidence de Powerscourt s’inscrit dans le vert ambiant du Wicklow. Ses jardins à l’italienne, sublimés par l’art tout britannique de ciseler les pelouses – Anglais et Irlandais s’y entendent sur ce point –, descendent par degrés vers le lac du Triton. À gauche, un escalier conduit à un délicieux petit jardin japonais planté d’érables et d’azalées. Plus loin, le jardin enclos dévoile ses parterres de roses et ses plantes herbacées. Les jours de grand beau, des cocktails chics s’organisent au pied du château avant un dîner de gala dans la salle de bal qui peut accueillir entre 80 et 160 personnes. C’est la réplique quasiment à l’identique de la salle originelle, ravagée par un incendie en 1974. Du coup, certaines colonnes, celles qui ne sont pas en marbre, sonnent un peu creux… Qu’importe d’ailleurs, l’essentiel n’est pas là, mais dans le faste du lieu.
Un hôtel de luxe et deux golfs 18 trous complètent le domaine.

Powerscourt Estate Enniskerry, Co. Wicklow

Tél. : +353 1 204 6000
Internet : www.powerscourt.ie

Glendalough : les passions de l’ermite

Trouver Dieu loin des passions humaines : dans sa quête, l’ermite St Kevin avait gardé le goût des belles choses lorsqu’il s’est installé en solitaire à Glendalough, en 570. En effet, son lieu de retraite a le charme du Paradis, niché au bord d’un lac poissonneux, tout au fond d’une vallée encaissée. Émus par la beauté surnaturelle d’un paysage souvent embrumé, d’autres ascètes ayant la volonté de se frotter à une vie rude malgré tout ont suivi St Kevin. Ils ont ainsi pérennisé ce monastère rural à la discipline rigide et qui devint un des principaux sièges épiscopaux du pays jusqu’au XIIIe siècle. Ce lieu de pèlerinage perdit de son influence avec l’union des diocèses de Glendalough et de Dublin sous l’impulsion des Anglo-Normands. Mais son atmosphère

Jour 4 : visite de Trinity College et de la cathédrale St Patrick. Déjeuner à l’hôtel, puis transfert à l’aéroport.

Trinity College : les lumières de la connaissance

Jonathan Swift, Oscar Wilde, Samuel Beckett : tous ont parfait leur culture sur les bancs de Trinity College, légendaire université au cœur même de Dublin. Passé l’imposante porte d’entrée prolongée par une succession de cours studieuses et gazonnées, l’Old Library concentre les attentions. En son sein, une bibliothèque remplie d’œuvres rares et, surtout, le Book of Kells, chef d’œuvre d’enluminures datant du IXe siècle. Ces  joyaux peuvent faire l’objet de visites privées avant de se rendre au Dining Hall, une salle utilisée par les étudiants pour leurs banquets de fin d’année, pour des dîners de gala ou des cocktails jusqu’à 1800 p.

Trinity College
Tél.
: +353 1 896 2743
Email
: conferences@tcd.ie
Internet
: www.tcd.ie

Cathédrales : grande ferveur

Christ Church l’anglicane et St Patrick la protestante : dans une Irlande éminemment catholique, ni l’une ni l’autre des cathédrales de Dublin n’appartiennent à cette confession. Détruites souvent et maintes fois remaniées, ce sont pourtant les églises mères du pays. Construite sur la source où St Patrick aurait baptisé ses premiers fidèles, la cathédrale dédiée au saint patron irlandais abrite entre autres le monument funéraire de Jonathan Swift, doyen de pendant 30 ans, temps qu’il consacré aussi à écrire Les voyages de Gulliver.