
La barre des 4000 sites dans le monde n’est plus très loin pour International Workplace Group (IWG). En 2024, le plus grand opérateur mondial de solutions de travail hybride a ajouté 624 nouveaux espaces à son réseau, pour une croissance nette de 475 sites. Le compteur de la maison mère de Regus et Spaces s’est ainsi arrêté à 3989 centres d’affaires en fin d’année dernière, pour un million de « rooms » – c’est-à-dire des espaces de travail de 7m² – dans 120 pays.
Ce chiffre, atteint en 35 ans de temps, depuis l’ouverture du premier Regus Avenue Louise à Bruxelles en 1989, conforte la place de grand, de très grand leader mondial d’IWG. Le seul nombre de ses ouvertures l’an dernier dépasse en effet la totalité de l’offre de son principal concurrent, WeWork, et ses 600 sites, ses suivants, l’Américain Industrious et l’Australien Servcorp faisant cadre figure de lointains challengers avec un peu plus de 150 sites.
Même si les entreprises, notamment aux Etats-Unis, poussent pour le « Return to Office », la demande pour le travail hybride continue toujours de s’accélérer, portée à la fois par l’évolution de l’immobilier de bureaux et les attentes des salariés. Selon une étude d’IWG, 9 PDG sur 10 interrogés dans ce cadre estimaient que le modèle hybride avait permis de substantielles économies, tandis que 7 sur 10 remarquent une croissance de la satisfaction de leurs collaborateurs qui peuvent mixer leur temps entre journées au bureau, télétravail à domicile comme dans des tiers lieux pratiques d’accès, en périphérie des grandes villes ou dans de plus petites agglomérations.
Alors que la demande de bureaux traditionnels diminue, de nombreux propriétaires se tournent vers IWG pour revoir leur offre et s’appuyer sur son portefeuille de 18 marques, ses enseignes iconiques Regus, Spaces, HQ et Signature entre autres. Autant d’éléments qui ouvrent de nouvelles perspectives de croissance, le secteur des espaces de travail flexible devant croître de 600 % d’ici 2030 selon les estimations citées par IWG. Dans ce cadre, IWG a conclu l’an dernier la signature de 899 nouveaux espaces, pour un pipeline qui s’approche désormais des 1200 centres à travers le monde.
Dans ce cadre, la France reste clé pour le développement d’IWG en Europe, étant son troisième plus gros marché sur le continent. près l’ouverture de 14 nouveaux sites en France en 2024, IWG prévoit d’y ouvrir une trentaine en 2025. Comme ailleurs dans le monde, le groupe est le leader du secteur avec 140 adresses dans l’Hexagone au début du mois de mars dernier.
Depuis lors, d’autres se sont ajoutés. IWG vient tout juste d’ouvrir une huitième adresse à Lyon, le Regus Lyon Quanta, dans un quartier entouré de centres médicaux dans le VIIIe arrondissement, s’ajoutant au Spaces inauguré l’an dernier dans la tour To-Lyon, jouxtant de la gare de la Part Dieu. Fin mars, un nouveau centre d’affaires a également ouvert ses portes non loin de l’aéroport de Marseille-Provence, le Regus Marignane Floricity, avec Airbus pour voisin direct.
De son côté, sa marque HQ s’est installé à Rezé, à proximité immédiate du Marché d’Intérêt National de Nantes, de même qu’à Bobigny. Toujours en région parisienne, un Spaces s’est ajouté à Paris, près du métro Cambronne, offrant 365 bureaux privatifs, 18 espaces de coworking réservés et 42 salles. Ce 35e site dans la capitale est complété par une quarantaine d’autres en banlieue. Une région clé où IWG peut aussi compter sur son partenariat avec le gestionnaire immobilier Perial AM pour étendre les espaces de travail Factories, destinés à s’intégrer dans des immeubles de standing ou de bureaux. Parmi les premières déclinaisons, après une première au Bourget, ceux de Levallois, Malakoff, mais aussi de Saint-Priest, près de Lyon.




















