Dans moins d’un mois, le 17 septembre, s’ouvrira Porte de Versailles l’IFTM Top Resa. Le salon français B2B de l’industrie du tourisme devrait, selon sa Directrice Générale Laurence Gaborieau, connaître une édition 2024 à succès, confortant ainsi les prévisions de l’UFI… En effet, l’Association mondiale de l’industrie des salons a publié récemment son Baromètre mondial – le 33e – pointant une dynamique positive à plus d’un titre pour les événements professionnels. L’UFI décrit même 2024 comme une année record pour ce secteur, en s’appuyant notamment sur des hausses de revenus de 20% pour 2023 et de 17% cette année, à l’échelle des 19 marchés sondés par l’association, dont la France.
« Cette édition de l’étude phare du Baromètre de l’UFI confirme nos premières données de janvier selon lesquelles 2024 sera une année record pour les revenus de l’industrie à l’échelle mondiale », indique Kai Hattendorf. Le PDG de l’association poursuit : « Cette édition montre comment cette croissance se traduit par de nouveaux emplois dans notre secteur ainsi que par des plans d’expansion de la part de la majorité des entreprises – visant à la fois de nouvelles activités commerciales et de nouvelles géographies. Dans un contexte mondial complexe, l’industrie mondiale des expositions est optimiste quant à ses perspectives à court et à moyen terme ».
Le marché français devrait surfer sur cette dynamique positive. D’après le baromètre UFI, la part des professionnels tablant sur une augmentation de l’activité salons augmente régulièrement. Elle atteint 40% pour les projections sur le 1er semestre 2025, contre 25% et 31% pour le premier et le deuxième semestre 2024. Seule ombre au tableau : après une nette augmentation (+25%) entre 2022 et 2023, les revenus devraient stagner – et même légèrement reculer (-2%) cette année. Pourtant, à l’échelle de l’Europe (+12%) et a fortiori au global (+17%) ces revenus affichent des hausses sensibles d’après le baromètre UFI.
Les chiffres sont positifs sur le marché français, mais les revenus devraient stagner cette année
Promesses de l’IA, le climat au second plan
Par ailleurs, d’après les auteurs du rapport, « À l’échelle mondiale, il existe un consensus écrasant sur le fait que l’IA affectera l’industrie, comme l’affirment 90 % des entreprises. Les domaines qui devraient être les plus touchés par le développement de l’IA sont les mêmes dans toutes les régions : « Ventes, marketing et relations avec les clients » (83 % au niveau mondial), “Recherche et développement” (82 %) et “Production d’événements” (69 %). Il s’agit précisément des domaines dans lesquels les applications génératives de l’IA sont déjà le plus souvent utilisées, et ce dans toutes les régions (39 %, 38 % et 28 % au niveau mondial, respectivement) ».
Enfin, on notera que le développement durable peine encore à se frayer un chemin parmi les priorités des professionnels du secteur. Ces derniers sont avant tout focalisés sur la situation économique de leur marché domestique, les développements économiques au niveau mondial et les défis géopolitiques. Seuls 9% des sondés – contre 10% lors du précédent baromètre – font du climat une problématique cruciale à l’heure actuelle.