
Elle s’appelle Mildred, se présente comme un « agent de voyages« , et arbore un look étrange décrit par Lufthansa comme « une dame charmante portant des lunettes, et coiffée de cheveux roses enroulés dans un chignon ». C’est le visage du nouveau chatbot lancé par le groupe allemand, qui entend ainsi faciliter la recherche des meilleurs tarifs aériens sur les différentes compagnies de Lufthansa.
Une fois la conversation engagée en anglais ou en allemand sur l’application Messenger de Facebook, la « force tranquille » – d’après l’étymologie anglaise du prénom Mildred – allie effectivement calme et puissance. Une simple question intégrant les paramètres basiques de la recherche suffit à cet avatar pour émettre des propositions de vols de façon quasi- instantanée.

« Pour éviter aux consommateurs la sensation de remplir un formulaire, elle converse avec eux au moyen d’un dialogue écrit » explique le communiqué publié mercredi. « Messenger de Facebook, qui garde en mémoire les aéroports de départ choisis pendant 24h, est en mesure de répondre aux autres requêtes, ce qui en fait une application parfaitement adaptée pour Mildred », précise-t-il.
Mildred voit loin : sur les neuf prochains mois exactement, et permet de repérer en quelques échanges courtois quel est l’éventail de possibilités et de tarifs pour rallier la destination de son choix. L’option Book Now est ensuite proposée au voyageur, qui sera ainsi redirigé vers la page de réservation du site Lufthansa, en un simple clic.
lui donner une chance de s’améliorer encore
Les technophiles retiendront que Mildred s’appuie sur la plateforme de traitement automatique du langage naturel (TALN) nommée Wit.ai, qui retranscrit les questions posées dans un code intelligible pour le robot. Le chatbot s’appuie notamment sur la géolocalisation de Google, lui permettant de faire rapidement des déductions. Ainsi, en mentionnant le Corcovado dans la discussion, Mildred part à la recherche de vols Paris-Rio de Janeiro. Et revient dans la seconde avec des propositions tarifaires.
Bien sûr, tout n’est pas encore parfait dans cette version bêta, et certains discussions patinent un peu. Mais la machine devrait rapidement gagner en efficacité. « La capacité d’analyse de Mildred est déjà significative, néanmoins il est important pour nous de lancer une version beta pour lui donner une chance de s’améliorer encore plus » prévient le Dr. Torsten Wingenter, Directeur des Innovations Digitales. « A l’ère du digital, la vitesse et l’état d’esprit des start-ups jouent un rôle important, ce qui permet de procéder rapidement au test d’une nouvelle version et à l’intégration des commentaires faits par les utilisateurs » ajoute-t-il.

















