Cap sur l’Asie-Pacifique pour Naboo

Après les Etats-Unis, Naboo poursuit son expansion internationale en ouvrant un nouveau chapitre de son histoire en Asie-Pacifique, en s'installant à Singapour et en Australie.
Siège de Naboo à Paris.
Siège de Naboo à Paris.

La dimension internationale de Naboo prend de l’ampleur. Après être parti à la conquête de l’Amérique en installant des bureaux aux Etats-Unis et au Canada l’an dernier, la plateforme technologique de réservation MICE tourne son regard vers l’Orient en lançant ses activités à Singapour et en Australie.

Alors que la « scale-up » a pour clients Arkema, Veolia et AXA, cette expansion est portée par leur volonté de couvrir l’ensemble de leurs événements dans le monde, et donc leurs besoins dans ces deux pays, et plus largement en Asie. Mais, en parallèle, Naboo a aussi des vues sur la demande des entreprises locales et des sièges régionaux de groupes mondiaux implantés dans ces marchés dynamiques, le MICE ayant connu une croissance de +35 % en 2025 à Singapour, pour un volume de 1,6 Md€, quand il s’élève à près de 10 Md€ en Australie.

Avec d’un côté un marché mature, l’Australie, avec une forte activité domestique et une demande pour des séminaires, incentives et événements collaborateurs, et de l’autre un marché comptant peu d’acteurs spécialisés dans le Meeting & Events, Naboo a entrevue un terrain favorable à son développement. Non sans avoir à adapter son offre aux spécificités locales, que ce soit les écosystèmes de prestataires, les habitudes d’achat ou la typologie d’événements.

« Il a fallu partir de zéro : comprendre les marchés, rencontrer les acteurs locaux, construire notre réseau et surtout apprendre à adapter la façon de travailler à ces pays, a décrit Maximilien Delcourt, Region Manager APAC chez Naboo. Les premiers mois ont été très intenses, mais nous voyons aujourd’hui une vraie dynamique, à la fois avec nos clients existants et avec des entreprises qui nous découvrent localement ».

Avec cette expansion, Naboo fait évoluer son modèle vers une logique « global software, local approach » Et ce d’autant plus facilement, explique l’entreprise, qu’elle est “AI native”, avec une automatisation des opérations liées à la recherche, la réservation et au pilotage des événements. « L’IA permet ainsi de faire évoluer le modèle à l’échelle internationale sans multiplier les ressources dans les mêmes proportions », souligne la société dans son communiqué. Soutenu par le fonds américain Lightspeed, Naboo vise désormais un volume d’affaires mensuel de 500 à 700 K€ d’ici la fin de l’année.