NDC : les Travel Managers dans le flou selon ACTE et American Express GBT

Alors que la NDC s’apprête à bouleverser le paysage de la distribution aérienne, la confusion et l’inquiétude règnent encore chez les Travel Managers, d’après une éude publiée par ACTE et American Express GBT.

ACTE Global Summit
L'événement ACTE Global Summit a fait le point sur la problématique NDC

A l’occasion de l’événement ACTE Global Summit, organisé du 14 au 16 octobre à Paris, American Express GBT s’est penché sur l’une des problématiques les plus cruciales du secteur aérien à l’heure actuelle : la NDC. Derrière ces trois lettres, une nouvelle norme de distribution (« New Distribution Capability ») et surtout un concept encore nébuleux pour nombre d’entreprises. C’est ce qu’a permis de mesurer l’étude publiée par la TMC en partenariat avec ACTE (Association of Corporate Travel Executives). En effet, un Travel Manager sur quatre (23%) avoue n’être « pas du tout » confiant quant à sa compréhension de la norme NDC et de ses implications sur le programmes de voyages. En outre, les Travel Managers voient dans la NDC et la fragmentation qu’elle suppose une menace, à la fois pour en matière de contrôle des coûts (89%), de conformité aux politiques voyages (87%) et de duty of care (77%). Conséquence logique : la majorité des responsables voyages (63%) n’explorent pas de nouvelles plateformes au-delà de leur outil de réservation.

conserver une visibilité sur les coûts et le comportement des voyageurs

Pourtant, « le changement c’est maintenant », serait-on tenté de résumer, et la politique de l’autruche ne résoudra rien, bien au contraire. « La plus grande inconnue concernant la NDC est de savoir si les gestionnaires de voyages seront capables de conserver une visibilité sur les coûts et le comportement des voyageurs, mais ils ne peuvent pas se permettre d’attendre pour s’attaquer à ce problème », note Greeley Koch, directeur exécutif de ACTE Global. « Les gestionnaires de voyages doivent évaluer dès maintenant leurs politiques et leur technologie afin d’être prêts à faire face aux perturbations potentielles. S’ils sont pris à revers, ils se retrouveront avec programme plus fragmenté, moins sûr et, en fin de compte, moins efficace », souligne Greeley Koch.