
Touchée par la crise du Covid comme toutes les compagnies dans le monde, le transporteur national Oman Air éprouve cependant plus de difficultés que d’autres dans la région à retrouver une structure financière saine.
La compagnie continue d’accumuler des pertes, même si elles diminuent d’une année l’autre. En 2022, Oman Air avait déjà réduit ses pertes de 35% par rapport à 2020. En 2023, ses pertes ont de nouveau baissé de 25% par rapport à l’année précédente, Saeed Al Mawali, Ministre des transports, communications et des technologies de l’information et Chairman d’Oman Air, indiquant que la compagnie devrait de nouveau être bénéficiaire en 2026.
Cet objectif passe bien évidemment par des ajustements de la flotte et du réseau. Selon le chairman, Oman Air doit avoir une flotte adaptée à la demande et faire en sorte que 60% des lignes du réseau soient rentables.
Une flotte gros-porteur divisée par deux
Aussi, l’ensemble des Airbus A330, vieillissants avec plus de 13 ans d’âge de moyenne, va quitter la flotte en mars. Ce qui a plusieurs conséquences. La flotte de gros porteurs d’Oman Air sera divisée par deux avec uniquement 9 Boeing 787-8 ou -9. Trois autres Boeing 787-9 ont été commandés mais leur livraison est retardée. Ils devraient intégrer la flotte vers 2025/2026.
L’autre conséquence est le transfert de plusieurs lignes intercontinentales sur des avions mono-couloirs, en l’occurrence le Boeing 737-8MAX. Avec un confort moindre en classe affaires puisque les sièges certes plus larges, ne sont cependant pas couchettes. La ligne Munich-Mascate est concernée par ce changement. En revanche, Paris-CDG conserve ses liaisons en Boeing 787 mais avec seulement quatre vols par semaine pour la saison été.
Toujours en Europe, Zurich est également sacrifié. L’escale suisse ne verra plus les avions d’Oman Air qu’en saison d’hiver.
Plusieurs destinations disparaissent ainsi des horaires de la compagnie à partir de mars. Oman Air suspend ses lignes sur Colombo, Islamabad, Lahore et Chittagong. La ligne vers les Maldives (Malé) devient également saisonnière, en hiver. En revanche, le transporteur inaugure des vols sur Sialkot (Pakistan), une importante ville industrielle.
Oman Air devra donc, pour compenser la diminution de ses escales et lignes, renforcer ses partenariats avec d’autres transporteurs. Le transporteur doit toujours intégrer l’alliance Oneworld cette année. Elle a déjà un partenariat très actif avec Qatar Airways sur de nombreuses lignes. Le transporteur qatari s’avère pour le moment le grand gagnant des difficultés d’Oman Air…

















