Solutions de paiement : la nouvelle donne

Avoir toutes les cartes en main pour couvrir l’ensemble du budget voyages : les entreprises se voient proposer par les acteurs du paiement corporate un éventail de solutions très large, allant de la classique carte corporate à la carte virtuelle en passant par la carte logée.

Solutions de paiement : la nouvelle donne
© MaximP/Shutterstock

Par touches successives, les acteurs du paiement corporate étoffent la palette des solutions proposées aux entreprises. BNP Paribas, après avoir lancé une carte virtuelle permettant de régler compagnies low cost, établissements hôteliers et location de voitures, puis une carte logée destinée au « mid market » pour tout ce qui concerne la billetterie aérienne et ferroviaire, émet une solution de paiement dématérialisé tournée vers les grands comptes, le Visa Central Travel Account. « Cette technologie s’inscrit dans notre stratégie de couverture complète« , précisait Laurent Sautré, alors responsable des cartes commerciales chez BNP Paribas, à l’occasion de ce lancement en début d’année dernière.

AirPlus a choisi la France, un de ses marchés clés avec l’Allemagne, son pays d’origine, pour lancer sa nouvelle carte corporate pan-européenne.

De son côté, et toujours en 2017, la banque Société Générale a ajouté à son offre de cartes « plastiques » une carte logée qui sera complétée, d’ici la fin de l’année, par l’ajout d’un numéro de carte virtuelle et d’assurances voyages en option. « Ceci, afin que la solution soit vraiment compétitive« , précise Élodie Trouillaud, responsable des offres cartes de la banque française.
C’est maintenant au tour d’AirPlus, acteur pionnier du paiement centralisé à travers ses comptes logés et ses cartes virtuelles A.I.D.A, de faire sonner les trompettes pour le lancement de sa carte corporate pan-européenne. Affiliées au réseau MasterCard, les premières cartes commenceront à être émises à partir du dernier trimestre 2018. Et, pour cette grande première, AirPlus a choisi la France, un de ses marchés clés avec l’Allemagne, son pays d’origine. Si, dans les faits, AirPlus distribuait déjà des cartes plastiques outre-Rhin, au Royaume-Uni ainsi qu’en Belgique et au Luxembourg – grâce au rachat de BCC l’an dernier –, la proposition prend une tout autre ampleur. En effet cette carte corporate sera diffusée dans pas moins de 19 pays européens d’ici fin 2019, rendant cette offre quasi unique de par le nombre de pays concernés. En se mettant à diffuser à grande échelle le moyen de paiement le plus développé dans le monde corporate, AirPlus se dote dans le même temps d’un outil de communication clé pour accroître son image de marque.

Est-ce un vrai revirement de jurisprudence pour AirPlus, qui s’est longtemps fait l’apôtre de la centralisation et de la dématérialisation des paiements ? « En aucun cas, cela ne change notre stratégie, assure Julie Troussicot, directrice générale d’AirPlus en France. La carte corporate reste un produit complémentaire pour les dépenses pendant les déplacements professionnels. Mais il y a toujours des sociétés qui n’ont pas, ou ne veulent pas, centraliser l’ensemble de leurs dépenses voyages. La carte plastique a donc toute son utilité pour régler les frais de tous les jours lors des déplacements, tels que les taxis ou les restaurants. » Ce lancement d’une carte corporate marque en outre la fin du partenariat marketing et commercial avec BNP Paribas, alors que les deux acteurs étaient associés pour offrir aux grands comptes français un panel complet de solutions de paiement.

Quelle bénédiction !

Que chacun suive sa propre voie s’inscrit aussi dans une autre logique, celle des entreprises, dont la propension à ne vouloir voir qu’une tête parmi leurs fournisseurs de solutions de paiement est de plus en plus marquée. Un seul interlocuteur, un seul contrat : quelle simplification pour les acheteurs ou les travel managers ! Et quelle bénédiction pour la direction financière qui dispose ainsi d’un reporting homogène des dépenses et profite d’une réconciliation des données optimisée ! Dès lors, les appels d’offres demandent aux différents acteurs de proposer non seulement l’ensemble des solutions de paiement, mais en plus, ils exigent des banques et spécialistes du paiement corporate qu’ils aient une couverture géographique très large.

Les appels d’offres demandent aux différents acteurs de proposer à la fois l’ensemble des solutions de paiement et d’avoir une couverture géographique très large.

« La rationalisation des programmes cartes par continent, voire au niveau mondial, est une vraie tendance. De nombreux clients nous rejoignent qui, avant cela, avaient des programmes éclatés entre une multitude de fournisseurs« , constate Gregory Wharton. Selon le responsable commercial en France de l’activité Global Transaction Services de Bank of America Merril Lynch (BofAML), « les acteurs qui peuvent accompagner les clients à l’échelle mondiale se comptent sur les doigts d’une main. » Une poignée donc, dans laquelle s’inscrit naturellement BofAML, numéro deux mondial des cartes commerciales et présent dans plus de 50 pays, dont 28 dans la région EMEA, mais aussi Citi avec sa présence dans 65 pays. À un degré moindre, BNP Paribas dont le périmètre couvre plusieurs pays en Europe de l’Ouest, ainsi que l’Amérique du Nord avec sa filiale Bank of The West, tandis qu’AirPlus qui multiplie les ouvertures de bureaux dans les pays émergents.
Impossible, dans cette liste, de ne pas faire apparaître le leader mondial du paiement corporate, American Express. « Le fait d’être présent partout dans le monde avec des solutions qui couvrent le scope total des besoins des entreprises et de leurs collaborateurs fait partie du côté unique d’American Express, décrit Pierre-François Brézès. Ce qui permet à une entreprise de tirer de grands bénéfices en matière de réconciliation des dépenses avec des données standardisées et enrichies, tout en facilitant la gestion des comptes fournisseurs. Et ce, pas seulement pour un seul pays, mais sur tous les marchés. C’est très important pour les entreprises. Cela leur permet d’avoir une idée du coût total de leurs déplacements professionnels. »

Tendance de fond

Dans ce cadre, et selon Traveldoo, 43 % des travel managers s’attendent à voir le sujet du paiement s’imposer comme tendance de fond dans les années à venir. Car, à n’en pas douter, la remontée de l’ensemble des dépenses effectuées pour un déplacement professionnel est le pilier le plus solide sur lequel on peut appuyer le pilotage des politiques voyages. Plus encore que le reporting des agences de voyages, la convergence des informations – celles liées à la carte logée pour les gros postes budgétaires telle la billetterie aérienne ou ferroviaire ; les données issues des cartes virtuelles pour tout ce qui concerne l’hébergement, la location de voitures, voire le segment MICE ; les frais de tous les jours réglés par carte corporate – apporte un aperçu global sur l’ensemble du budget voyages. Une vision très claire qui s’ajoute à une intégration fluide des dépenses dans les notes de frais, avec tous les avantages à voir disparaître cette tâche chronophage. De là découlent une meilleure définition des politiques voyages, mais aussi de meilleures négociations avec les fournisseurs.

D’une vision très claire sur les dépenses découlent une meilleure définition des politiques voyages, mais aussi de meilleures négociations avec les fournisseurs.

La solution de paiement Visa Travel Account distribuée par BNP Paribas met notamment en avant sa « vision agrégée des dépenses« , souligne Ahmed Djoubri, directeur marketing de Visa en France. Renforcée par la plate-forme Intellilink Spend Management, elle permet de consolider toutes les transactions issues du réseau Visa – le Central Travel Account ou compte logé, la carte affaires, la carte virtuelle –, tout en identifiant les dépenses par fournisseur, par destination, mais aussi par classe de voyage ou par catégorie d’hôtel.
Pour autant, avec les évolutions en cours, notamment la digitalisation des paiements, ces solutions sont-elles toujours aussi complémentaires ? « Je constate une augmentation des projets pour intégrer les cartes virtuelles, soit pour remplacer des cartes logées traditionnelles, soit – et de plus en plus – pour élargir les dépenses qui sont payées par les solutions de cartes« , remarque David Voss, responsable de l’activité des Cartes en Europe de BofAML.

Smartphones et objets connectés : le futur des paiements n’attend pas

Payer avec une montre connectée
© Mastercard

S’adapter aux nouveaux modes de paiement, offrir la même expérience dans le monde professionnel que dans la sphère privée : comme le sans contact, le paiement via les smartphones commence, lui aussi, à faire une percée dans l’univers corporate. « Le paiement via Apple Pay est disponible pour toutes les cartes particuliers et entreprises« , dit Pierre-François Brézès, d’American Express. « Nous avons pour projet d’intégrer la carte corporate dans des mobile wallets tels qu’Apple Pay dans les prochains mois ou l’année à venir« , précise de son côté David Voss, de Bank of America Merril Lynch. « On a développé Apple Pay sur la partie privée, la deuxième étape sera de le rajouter sur nos cartes business et nos cartes affaires, remarque Élodie Trouillaud, en ce qui concerne Société Générale. Comme souvent, on agit en deux temps. Cependant, à la différence du sans contact, le paiement mobile reste encore marginal. »
Cette volonté d’adapter les moyens de paiement à l’air du temps est aussi présente chez AirPlus qui entend aller toujours plus loin dans la dématérialisation des dépenses voyages. « Nous avons une équipe R&D qui réfléchit à des solutions innovantes et mobiles, à l’image de Dine+Go« , explique Julie Troussicot. Cette application permet de partir d’un restaurant sans payer, mais en gardant la tête haute, puisque l’addition se règle directement depuis le mobile et son montant déjà enregistré dans une note de frais. Déjà expérimentée à Hambourg et Berlin, elle est testée à Paris depuis le 8 juin. Dans le même ordre d’idée, MasterCard s’est associé à plusieurs enseignes de restauration comme Eataly en Italie ou Pizza Hut au Royaume-Uni pour leur permettre d’offrir une solution de paiement digital à leurs clients.
Tout concourt à un accroissement des paiements high-tech. Sponsor des Jeux Olympiques, Visa utilise ces grand-messes pour mettre en avant ses innovations, par exemple le paiement des bus et métros par carte sans contact ou via les smartphones. Partenaire de Transport for London depuis les JO de Londres en 2012, Visa a déjà enregistré plus d’un milliard de voyages « ticketless ». Et, pour aller plus loin, le spécialiste des solutions de paiement a annoncé le partenariat avec une quinzaine d’acteurs dans le monde concerné par le paiement digital des transports en commun.
À côté des usages, ce sont aussi les supports qui évoluent. Après la bague intégrant le paiement testée par les athlètes participant aux JO de Rio en 2016, les derniers jeux d’hiver à PyeongCheang, en Corée du Sud, ont vu apparaître des gants dotés d’une puce sans contact, permettant aux spectateurs de garder les mains bien au chaud tout en réglant leurs achats.
Bien sûr, il n’est pas certain que les voyageurs réclament à cor et à cri cette innovation à leur travel manager, si ce n’est ceux qui se rendent fréquemment dans les pays où règne un froid polaire. Plus intéressante sans doute, en tout cas pour les nombreux cadres adeptes du running, la nouvelle possibilité offerte par MasterCard et Visa de payer avec les montres connectées Fitbit Ionic et Garmin vivoactive 3. Plus besoin pour les coureurs de cacher leur monnaie ou leur carte de crédit dans leurs chaussettes ou dans leurs sous-vêtements pour payer leur café ou leur smoothie d’après footing. Tout se fait simplement, en présentant la montre devant le terminal de paiement. Avec le développement rapide de l’internet des objets, les possibilités de ce genre semblent infinies.

Pas d’uberisation

Un avis qui n’est pas partagé par tous. « On aurait pu penser que la carte virtuelle prenne un jour le pas sur la carte logée ou les cartes individuelles. Ce n’est pas le cas, estime pour sa part Pierre-François Brézes, d’American Express. La carte logée est une solution simple et stable, avec une vraie capacité à faire remonter une information très riche à partir du back office des agences de voyages et des compagnies aériennes. Si l’agence, pour chaque transaction, a besoin de générer une carte virtuelle, ça demande un investissement inutile par rapport à la carte logée. Dès lors, pourquoi compliquer les choses ? En parallèle, une entreprise souhaitant responsabiliser ses collaborateurs et leur simplifier la vie va continuer à promouvoir des cartes corporate. Tout en allant vers la digitalisation, aucune solution n’ubérise l’autre. Il ne faut pas perdre de vue qu’au final, l’objectif, c’est une réconciliation totale des frais de déplacement. »
Pourtant, si les cartes logée et « plastique » ont encore de beaux jours devant elles, la carte virtuelle prend chaque année plus d’ampleur dans l’univers corporate. Ainsi, Traveldoo constatait une augmentation de 182 % des transactions par ce biais, rien qu’en 2016. Offrant un grand contrôle sur les dépenses avec la possibilité de fixer des plafonds par achat ou de moduler très facilement les autorisations, cette carte créée « à la volée » à travers un numéro virtuel à 16 chiffres ajoute aux atouts de la carte logée en matière de remontée d’informations la flexibilité de la carte individuelle. Elle est essentiellement utilisée pour sécuriser les réservations en ligne d’hôtels ou de locations de voiture des voyageurs réguliers, mais s’adapte aussi aux besoins de tous ces voyageurs peu fréquents ou de consultants extérieurs qui n’ont pas de cartes corporate afin de régler une large part sur le compte entreprise. Autre champ d’application : le MICE « où un numéro unique peut être consacré à l’ensemble des dépenses nécessaires à la bonne organisation d’un événement« , David Voss, de BofAML.

Carte business crypto dynamique
Pour limiter la fraude, la banque Société Générale a lancé cette année une carte affaires Visa à cryptogramme dynamique, changeant toutes les heures.
© Société Générale

« La carte virtuelle s’est largement imposée dans la palette de solutions de paiement, constate Pierre-François Brézes. Notre particularité, chez Amex, c’est de pouvoir utiliser ces cartes virtuelles non seulement pour un usage unique, mais aussi pour des transactions multiples, sans limitation. Affectée à chaque collaborateur et inscrite dans son profil, elle permet de payer de façon centralisée à travers l’outil de réservation en ligne de l’entreprise. C’est totalement transparent pour le voyageur. De notre côté, nous nous chargeons de l’interfaçage avec les systèmes de réservation. »

La carte virtuelle prend chaque année plus d’ampleur dans l’univers corporate. Traveldoo constatait une augmentation de 182 % des transactions en 2016.

La capacité des solutions de paiement dématérialisé à s’interfacer avec l’ensemble des acteurs du voyage d’affaires est sans aucun doute l’un des enjeux des années à venir. Alors qu’AirPlus va se doter en fin d’année d’une nouvelle infrastructure IT, avec des outils de dernière génération totalement ouverts vers l’extérieur, c’est toute sa capacité d’innovation qui en sera d’autant augmentée, promet Julie Troussicot : « à tout moment, si une start-up – et dieu sait s’il y en a beaucoup qui se développent dans la fintech – propose des choses intéressantes, il nous sera très facile de les connecter à nos systèmes pour offrir des choses innovantes à nos clients. On change culturellement notre fonctionnement en passant sur un mode agile en matière de projets. »

MasterCard teste des cartes de paiement intégrant la biométrie. Avec un avantage pour le voyageur : ne plus avoir à se souvenir de son code.
© Mastercard

Processus amélioré

« La grande tendance, ce sont les API (NDLR : application programming interface ou interface de programmation applicative) qui vont permettre une communication en temps réel de machine à machine de façon très intégrée et sécurisée, souligne Gregory Wharton. Dire que 50 % des communications se feront via des API dans un futur proche est exagéré. Néanmoins, cela peut aller très vite, et améliorer l’ensemble du processus voyage. À terme, celui-ci pourrait être totalement repensé avec une automatisation complète et des interconnexions depuis la prise de décision d’un déplacement et son autorisation par le manager, jusqu’au paiement final en passant par la réservation. »
De quoi bientôt ringardiser la bonne et vieille carte corporate ? Sans doute pas. Ou pas tout de suite, en tout cas. D’autant qu’elle aussi évolue et s’adapte aux tendances actuelles. BofAML, Société Générale, Citi et dans quelques mois AirPlus et Amex : toutes les nouvelles cartes ont en commun de proposer le paiement sans contact. Enfin pourrait-on dire, alors que le monde des déplacements professionnels est longtemps resté à l’écart de cette innovation passée dans les mœurs pour les dépenses du quotidien, Mastercard constatant une croissance de 145 % du paiement sans contact l’an dernier.

En 2017, Master-Card a été la première à présenter une carte combinant une puce et un capteur d’empreintes biométriques, rejointe en début d’année par Visa.

« Pourquoi on y va tous ? Surtout pour l’expérience client, afin d’offrir une convergence des usages entre la vie personnelle et professionnelle, répond Pierre-François Brézes. Car, dans les faits, son utilisation est limitée par le montant des dépenses en déplacement qui dépasse rapidement le seuil du sans contact. » Les voyageurs, à titre personnel, ont pu apprécier son côté pratique pour payer un café à l’aéroport, un billet de transport, un déjeuner sur le pouce. « Le sans contact est tellement généralisé chez les particuliers que ça paraît incohérent de ne pas le développer maintenant sur les cartes affaires, reconnaît Élodie Trouillaud, de Société Générale. Cela aurait pu être bien plus rapide s’il y avait eu une réelle demande de la part des entreprises. D’ici de la fin d’année, le sans contact sera généralisé à toutes nos cartes affaires Visa et Mastercard« , précise Élodie Trouillaud.
Avant que toutes ces cartes n’apparaissent sur le marché, Société Générale a déjà lancé une carte Visa Affaires disposant d’une double innovation : le paiement sans contact donc, mais aussi un cryptogramme dynamique, une nouveauté proposée depuis l’an dernier aux particuliers. « Un produit sérénité« , comme le décrit la banque. Afin de limiter les risques de fraude, cette carte dispose au dos d’un petit écran où le code à trois chiffres change toutes les heures. Ainsi, même si les données de la carte se retrouvent dans des mains malveillantes – hacker, garçon de café ou commerçant qui part avec la carte dans son arrière-boutique –, le fait que le code évolue constamment la rend de fait quasiment inutilisable.
« En cas de vol des informations de la carte sur internet ou dans le monde physique, celles-ci deviennent inutilisables au bout d’une demi-heure en moyenne. Généralement, cela n’intéresse plus les fraudeurs« , explique Stéphane Nicaise, chef produit Cartes Commerciales chez Société Générale. Ce qui renforce la sécurité des paiements en ligne et restreint d’autant tous les problèmes corollaires à une fraude. En effet, à quelques jours ou quelques heures de partir en déplacement professionnel, il est toujours gênant d’avoir à mettre sa carte en opposition et d’attendre la délivrance d’une nouvelle carte…
La lutte contre la fraude pourrait prendre une autre tournure avec le développement du paiement biométrique. En 2017, Master-Card a été la première à présenter une carte combinant une puce et un capteur d’empreintes, rejointe en début d’année par Visa qui a lancé un test pilote avec Mountain America Credit Union et Bank of Cyprus. L’utilisation est simple : lorsqu’un titulaire de carte pose son doigt sur le capteur pour authentifier une transaction, une comparaison est effectuée entre l’empreinte digitale et le modèle précédemment enregistré par le porteur et stocké dans la carte.

Un monde sans cash

Selon une étude conduite pour Visa par AYTM Market Research, le grand public est prêt, puisque 86 % des consommateurs se disent intéressés par la biométrie pour vérifier leur identité ou pour effectuer des paiements. « Pour les institutions financières, le moment n’a jamais été propice pour intégrer la technologie biométrique dans l’expérience de paiement, a déclaré Mark Nelsen, vice-président principal des produits de risque et d’authentification de Visa. D’un côté, les progrès des dispositifs mobiles augmentent la précision et la vitesse de la biométrie, de sorte qu’ils peuvent être utilisés pour les transactions financières. Et de l’autre, les consommateurs sont à l’aise avec l’utilisation de la biométrie, notamment utilisée pour le déverrouillage de leur téléphone« . Sans contact, biométrie : bienvenue dans un monde sans cash et sans code.