Qatar Airways doit revoir le fonctionnement de son hub

La crise diplomatique qui a conduit à la suspension des relations entre, d’un côté, l’Arabie Saoudite, Bahreïn, l’Égypte, les Émirats Arabes Unis et le Yémen et le Qatar de l’autre, prend une dimension particulière pour Qatar Airways.

Qatar Airways
Un Airbus A320 de Qatar Airways

Qatar Airways s’est vu interdire non seulement la desserte de l’Arabie Saoudite, du Bahreïn, de l’Égypte, des Émirats Arabes Unis et du Yémen, mais aussi le survol de leur espace aérien. De ce fait, les vols effectués à l’ouest de Doha sont désormais problématiques. L’interdiction de survol des pays force la compagnie à effectuer des détours en survolant l’Iran et la Turquie à destination de l’Europe et l’Iran, puis Oman en direction de l’Afrique.

En outre, la suspension des lignes aériennes à destination des pays du Golfe prive Qatar Airways d’une petite partie de son réseau nourrissant son hub. La compagnie offrait par exemple des vols vers neuf villes d’Arabie Saoudite, cinq dans les Émirats et trois en Égypte, outre Bahreïn. Parmi les lignes supprimées, Doha-Dubai était la liaison internationale la plus fréquentée du Golfe, avec plus de 661 000 sièges au premier trimestre 2017 pour la seule Qatar Airways, Abu Dhabi et Bahreïn représentant pour leur part près de 200 000 sièges.

Qatar Airways reste cependant résolument optimiste quant à son avenir. La suppression de 18 destinations laisse le champ libre à l’ouverture de nouvelles lignes, au nombre de 24 d’ici 2018.