SNCF et Alstom tracent la voie du TGV du futur

La SNCF et Alstom relookent la grande vitesse
Le TGV du futur doit entre en service en 2022

La SNCF et Alstom ont présenté mercredi leur premier partenariat d’innovation, une cellule de coopération destinée à concevoir la nouvelle génération de trains à grande vitesse (TGV). Cette équipe pluridisciplinaire d’une vingtaine de personnes sera ouverte sur l’extérieur, et entend s’appuyer sur des experts, des invités, et des collaborations avec des écoles d’ingénieur ou de design, ainsi qu’avec des startups. La cellule de coopération est dorénavant tournée vers un objectif précis : 2022, date à laquelle la nouvelle version du TGV devrait entrer en service. Rachel Picard, Directrice générale de Voyages SNCF, et Jean-Baptiste Eymeoud, Directeur général d’Alstom France, évoquent « une rupture en termes de compétitivité », et « une nouvelle stratégie technologique, commerciale et industrielle pour la grande vitesse ».

Concrètement, ce TGV nouvelle génération doit réduire les coûts d’acquisition et d’exploitation. Les responsables du projet tablent sur une baisse de 20%, qui passera notamment par une augmentation de la capacité des trains. Celle-ci devrait atteindre 20%, selon les dirigeants d’Alstom et de la SNCF. Ce TGV de demain doit aussi réduire significativement sa consommation énergétique, à hauteur de 25%. Bien sûr, le passager est également au centre de la réflexion, et devrait bénéficier d’une amélioration du service, du confort de de la connectivité à bord.

Reste encore à définir en quoi consisteront concrètement ces différentes « mises à jour » du TGV nouvelle génération. C’est en ce sens que s’inscrit la première phase du projet initiée le 7 septembre, et qui consistera jusqu’à la fin d’année 2017 à la « définition et la spécification en commun du nouveau TGV ». Viendra ensuite la phase de « conception détaillée, d’industrialisation et d’homologation », qui devrait s’étaler sur quatre ans. Pour finir, donc, sur la production et la mise en service commercial du nouveau matériel, en 2022. Au total, les responsables du projet estiment que 4000 emplois seront ainsi créés dans la filière ferroviaire française.