Comme dans d’autres métropoles à travers le monde, les taxis de Hong Kong ont plutôt mauvaise réputation. Si le prix d’une course reste relativement raisonnable, les utilisateurs les trouvent discourtois, sans aucune maîtrise de l’anglais – un comble pour une ville qui fut pendant 150 ans une colonie britannique – et de plus sélectifs. On ne compte plus le nombre de plaintes contre des taxis qui choisissent leurs clients.
De surcroît, la plupart des taxis n’offrent que quatre places assises. Sur un total de plus de 21 000 taxis de la métropole, seuls 3 000 proposent en effet cinq places. Tous ces éléments sont de nature à favoriser le grand...
Comme dans d’autres métropoles à travers le monde, les taxis de Hong Kong ont plutôt mauvaise réputation. Si le prix d’une course reste relativement raisonnable, les utilisateurs les trouvent discourtois, sans aucune maîtrise de l’anglais – un comble pour une ville qui fut pendant 150 ans une colonie britannique – et de plus sélectifs. On ne compte plus le nombre de plaintes contre des taxis qui choisissent leurs clients.
De surcroît, la plupart des taxis n’offrent que quatre places assises. Sur un total de plus de 21 000 taxis de la métropole, seuls 3 000 proposent en effet cinq places. Tous ces éléments sont de nature à favoriser le grand rival des taxis hong-kongais, Uber.
L’application de services de covoiturage est présente depuis six ans dans la métropole chinoise. Et elle est illégale car les chauffeurs n’ont pas de permis de location de voiture requis pour transporter des passagers. Mais elle propose par exemple des taxis plus grands, même si plus chers. Un argument suffisant pour de nombreux Hong-Kongais qui préfèrent voyager dans un véhicule Uber plutôt que deux taxis.
Le gouvernement souhaitait l’an passé introduire des sociétés de taxis franchisées, plus confortables mais plus onéreuses. Trois entreprises avaient été sélectionnées. Mais face aux difficultés rencontrés par la corporation depuis la pandémie, l’idée avait été abandonnée en octobre dernier.
L’entrepreneur Chau Kwok-keung, à la tête d’un groupe, Jumbo Taxi, a récemment annoncé demander au gouvernement l’autorisation d’introduire des taxis plus grands. L’entreprise souhaiterait introduire sur le marché 600 taxis de type mini-van offrant de six à sept places. Si le gouvernement donne son feu vert, ces nouveaux véhicules grand format entreraient en service en fin d’année. Avec cependant quelques restrictions : ils ne serait disponibles que sur commande. Et ils coûteraient de 50% à 75% plus chers que les taxis normaux.
Reste un dernier point sensible. Selon Quentin Cheng Hin-kei, porte-parole d’un collectif de recherche les transports publics, l’introduction de services de taxi offrant plus de choix au public va effectivement sur la bonne voie. Reste maintenant à éduquer les chauffeurs. « Le plus grand obstacle est leur attitude grossière envers les clients« , déclarait-il au South China Monring Post dans un entretien.