Les tests pré-vols réduisent bien les risques selon une étude de Delta Air Lines

Une étude de Delta Air Lines démontrent que le risque de contamination est de 0,05 % à bord des avions lorsque des tests avant vol sont effectués.
Delta Airbus A330 (Photo: Wikimedia Commons)

Une nouvelle étude publiée dans Mayo Clinic Proceedings, le Département de Santé de l’état fédéré de Géorgie et Delta Air Lines a analysé les données des passagers sur les vols Delta avec test Covid en pré-vol entre New York-JFK, Atlanta et Rome-Fiumicino. il en ressort que le risque d’exposition au Covid-19 à bord d’un avion après que tous les passagers aient été testés négatifs 72 heures avant le vol est inférieur à 0,1 %.

L’étude publiée dans Mayo Clinic Proceedings a démontré qu’un seul test moléculaire covid-19 effectué dans les 72 heures avant le départ peut réduire le taux de personnes activement infectées à bord d’un avion commercial à un niveau nettement inférieur aux taux d’infection dans la population active. Par exemple, lorsque le taux d’infection local moyen était de 1,1 %, les taux d’infection sur les vols testés sortaient à 0,05 %.

« Nous allons vivre avec des variants au virus pendant un certain temps. Les gouvernements peuvent utiliser ces données en réel –et non calculées sur des modèles de simulation », explique le Dr Henry Ting, Directeur de la santé pour Delta.

Selon le médecin, il pourrait servir de modèle pour exiger des vaccinations et des tests. Et remplacer les quarantaines avec la réouverture des frontières aux voyages internationaux.

Sécurité quasi-absolue en vol

«Le risque de voyage en avion varie en fonction des taux de cas et de vaccination au départ et à destination. Mais aussi du port du masque et d’autres facteurs. Les données recueillies dans cette étude montrent que l’utilisation systématique d’un seul test moléculaire 72 heures avant le voyage pour les personnes non vaccinées atténue considérablement le risque d’exposition et de transmission en avion ».

L’étude a commencé en décembre 2020 avec le programme de test covid-19 permettant une entrée sans quarantaine en Italie. Ce dernier a permis aux équipes de modéliser diverses stratégies de test. Notamment sur la faisabilité, les taux de faux positifs et les taux de détection des cas. Les résultats de cette étude offrent des informations uniques sur le risque d’exposition au virus, les taux d’infection à bord et la mise en place d’un protocole de test.

«En associant le taux d’infection extrêmement faible à bord d’un vol testé, les différentes strates de protection à bord (masque obligatoire et filtration de l’air), le risque de transmission est inférieur à un sur un million entre les États-Unis et le Royaume-Uni », a ajouté le Dr Ting. « Ces chiffres vont encore s’améliorer à mesure que les taux de vaccination augmentent et que les nouveaux cas diminuent dans le monde. »