
Selon les derniers chiffres communiqués par Groupe ADP, le trafic aérien sur les deux plateformes parisiennes d’Orly et de Roissy CDG marque le pas en février. Le nombre de passagers a progressé le mois dernier de seulement 0,7% pour atteindre 7,4 millions de passagers. ADP l’explique par un effet Ramadan qui affecte la demande depuis la mi-février.
Sur les deux premiers mois de l’année, le nombre total de passagers à Paris a atteint 15,25 millions de passagers, en progression de 2,1%. Un chiffre qui est notamment soutenu par l’activité de l’aéroport d’Orly. Celui-ci a vu son trafic passagers progressé de 6,9% sur les deux premiers mois, flirtant avec les 5 millions de voyageurs. En février, le nombre de passagers a encore progressé de 3,8%.
En revanche, l’horizon s’assombrit à Roissy Charles de Gaulle. Le trafic a baissé de 0,8% en février et est resté atone sur les deux premiers mois avec 10,34 millions de passagers.
Par faisceau sur les mois de janvier et février combinés, on constate une très forte progression sur le Moyen-Orient à + 10,5 %, suivi de l’Asie-Pacifique à +4,7%; l’espace Schengen et l’Amérique Latine progresse chacun à +2,6% tandis que l’Amérique du Nord connaît une croissance de +2,1%. Des baisses sont constatées sur l’Afrique (-1,7% et même -8,2% en février) et sur le segment « Autre Europe » (-1,3%).
L’effet attendu de la guerre dans le Golfe
Le groupe ADP prévient que la guerre dans le Golfe Persique ne sera pas sans incidence sur le trafic, avec une forte chute des flux de passagers vers cette région. Le groupe explique que le trafic à compter de mars 2026 devrait être affecté par la modification des programmes de vols avec la région, les fermetures ou restrictions d’accès à certains espaces aériens, ainsi que par la situation de certaines plateformes du groupe.
Pour mémoire en 2025, le trafic entre les aéroports parisiens et le Moyen-Orient s’élevait à 5,7 millions de passagers, soit 5 % du trafic à Paris. Pour TAV Airports (aéroports en Turquie, Géorgie, Balkans et Tunisie), ce trafic représentait 7,9 millions de passagers, soit 7 % du trafic passagers. Concernant GMR Airports (Inde), pour les aéroports de Delhi et d’Hyderabad, le trafic sur le Moyen-Orient représentait respectivement environ 8 % et 11 % du trafic passagers. Amman en Jordanie sera le plus affecté, la part du trafic vers le Moyen-Orient atteignant 75%.
Si la guerre dans le Golfe fait dérailler les flux de trafic, que penser des hausses des prix des billets? Elle devrait avoir un effet tout aussi dévastateur, sinon plus.



















