Au Royaume-Uni, les entreprises n’ont pas prévu de passer au tout virtuel, malgré – ou à cause – du recours forcé au télétravail pendant plus d’un an. C’est ce qui ressort d’une étude commanditée par le gouvernement britannique lui-même. Le sondage a été mené en début d’année par Ipsos MORI auprès de 465 dirigeants. « Les entreprises s’attendent à ce que la proportion d’employés voyageant pour affaires et la fréquence de leurs déplacements professionnels reviennent juste en dessous des niveaux pré-pandémiques », résument les auteurs du rapport, publié début août. Dans le détail, deux entreprises sur cinq s’attendent néanmoins à effectuer moins...
Au Royaume-Uni, les entreprises n’ont pas prévu de passer au tout virtuel, malgré – ou à cause – du recours forcé au télétravail pendant plus d’un an. C’est ce qui ressort d’une étude commanditée par le gouvernement britannique lui-même. Le sondage a été mené en début d’année par Ipsos MORI auprès de 465 dirigeants. « Les entreprises s’attendent à ce que la proportion d’employés voyageant pour affaires et la fréquence de leurs déplacements professionnels reviennent juste en dessous des niveaux pré-pandémiques », résument les auteurs du rapport, publié début août. Dans le détail, deux entreprises sur cinq s’attendent néanmoins à effectuer moins de déplacements, 27% prévoyant de voyager un peu moins, et 14% beaucoup moins. A l’inverse, étonnamment, plus d’un quart des sondés tablent sur une hausse des déplacements. Dans 30% des cas, le volume de déplacements devrait rester stable.
Pourtant, l’expérience de la visioconférence semble avoir globalement convaincu les dirigeants britanniques. La moitié d’entre eux (50%) estiment même aujourd’hui que les réunions auxquelles ne participent que des participants virtuels remplacent de manière adéquate les réunions en face à face. Seuls 28% des sondés s’opposent à un tel point de vue.
Les entreprises britanniques ont eu le temps de se faire une idée précise des avantages et inconvénients du recours à la communication virtuelle. En effet, d’après l’enquête, plus de neuf entreprises sur dix (93%) ont remplacé les voyages d’affaires nationaux par des réunions virtuelles pendant la crise, une substitution totale dans 44% des cas, et d’au moins la moitié des déplacements pour 41% des personnes interrogées.
une réduction de la proportion de déplacements en voiture par rapport aux niveaux atteints pendant la pandémie
A l’instar des résultats pointés dans de précédentes enquêtes, c’est surtout le recours à la voiture individuelle qui devrait reculer au cours des prochains mois. « En supposant que les restrictions ne soient plus en vigueur, les entreprises s’attendent à utiliser une combinaison de modes de transport similaire à celle d’avant la pandémie – c’est-à-dire un retour au train longue distance et à l’avion domestique, et une réduction de la proportion de déplacements en voiture par rapport aux niveaux atteints pendant la pandémie », soulignent les auteurs du rapport.