
Les habitants d’Edimbourg savent se montrer taquins avec les grands architectes. Comme la plupart des Britanniques d’ailleurs, connus pour leur imagination à trouver des surnoms évocateurs aux gratte-ciels qui ont peuplé la skyline londonienne. Par exemple, le Gherkin, le « cornichon », pour le 30 St Mary Axe dessinée par Norman Foster ; ou le « talkie-walkie » pour celle du 20 Fenchurch Street conçue par Rafle Vinoly ; ou encore la « rappe à fromages » pour la tour Leadenhall, pensée par le cabinet Rogers Stirk Harbour + Partners.
Pour le coup, la façade hélicoïdale du Ribbon Building, créé à Edimbourg par Jestico + Whiles, suscite une analogie nettement moins flatteuse : « l’étron d’or », « the golden turd » dans le texte. Si les persifleurs voient dans ses lignes courbes aux tons cuivrés une ressemblance avec un émoji souvent utilisé, ce ruban d’acier emblématique évoque surtout les nombreuses imprimeries de presse autrefois présentes dans le quartier St. James de la capitale écossaise.


Soit autant de spirales de papier encerclant cet immeuble de 12 étages, conçu pour accueillir le nouvel hôtel W Edimbourg et ses 244 chambres et suites, la plupart avec terrasse. Un hôtel design qui s’étend à deux autres bâtiments : le James Craig Walk, un bâtiment classé du XVIIIe siècle et la Quarter House, nouvellement construite en respect de l’architecture traditionnelle de la ville. A croire d’ailleurs que la marque luxe et lifestyle de Marriott est abonnée à la coupe de ruban cette année, après s’être récemment installée à Sydney dans un bâtiment à l’architecture là aussi emblématique et pareillement appelé… The Ribbon.
Comme à Sydney – et dans le futur à Singapour où la marque vient de conclure un projet annoncé pour 2028 – , W Hotels apporte son savoir-faire lifestyle dans la ville écossaise, au cœur d’un quartier en pleine réinvention, le St. James Quarter étant un des plus grands lieux dédié aux loisirs et au shopping au Royaume-Uni avec plus de 30 bars et restaurants et près de 80 magasins dans la galerie commerciale.
L’hôtel vient compléter le panorama avec son restaurant en rooftop de cuisine fusion sud-americano-japonaise Sushisamba, son bar à cocktails aux influences brésiliennes Joao’s Place et son espace signature W Lounge, portée sur les spécialités locales, galloises et irlandaises. Autant de propositions trendy posées sur le toit de l’hôtel, un rooftop avec vue à 360° sur la capitale écossaise et son célèbre château.
Cet ensemble festif se destine également à la clientèle affaires avec cinq salles de réunions, une de 90 m², trois de 60 m² et la dernière, plus intime, pouvant accueillir une douzaine de personnes. Mais l’hôtel W pourra aussi compter sur une clientèle professionnelle particulière, les musiciens et artistes, avec un studio d’enregistrement Sound Suite. Le deuxième proposé par la marque en Europe après celui du W Barcelone.




















