WeWork : sortie du chapitre 11 en vue

Réajustement de son portefeuille mondial, renégociations des baux, nouvel actionnaire : WeWork entrevoit une sortie du chapitre 11 en mai.
Restructuration de son portefeuille et renégociations des baux, nouvel actionnaire : WeWork pourrait sortir en mai de sa procédure de faillite. (en photo, leWeWork au 7 rue de Madrid à Paris).
Restructuration de son portefeuille et renégociations des baux, nouvel actionnaire : WeWork pourrait sortir en mai de sa procédure de faillite. (en photo, leWeWork au 7 rue de Madrid à Paris).

WeWork, la star déchue du coworking placée en novembre dernier sous la protection du chapitre 11 pour ses activités nord-américaines, entrevoit progressivement la lumière. Sa restructuration immobilière et financière avance, avec l’achèvement des renégociations pour 90 % de son portefeuille de baux. Un processus de rationalisation à l’œuvre aussi bien outre Atlantique que sur sur d’autres marchés mondiaux tels Singapour, Dubaï, Abu Dhabi, Lisbonne, Bruxelles ou encore Paris, où l’offre va se concentrer sur 12 immeubles, contre une vingtaine auparavant.

« L’un des éléments les plus importants de la restructuration de WeWork est l’optimisation de notre portefeuille mondial, afin de garantir l’efficacité opérationnelle tout en renforçant notre bilan pour un succès à long terme« , a déclaré à cette occasion Peter Greenspan, directeur de l’immobilier chez WeWork. Et cela, alors que la demande est là, puisqu’en mars dernier, les bâtiments WeWork parisiens ont enregistré la plus forte fréquentation de bureaux occupés depuis 2019.

Au total, ce processus de réajustement en phase d’achèvement a concerné plus de 500 sites détenus à 100 % par WeWork. Dans ce cadre, si 150 refus de bail ou sorties négociées d’immeubles ont été réalisés, la société a reçu des accords de principe pour la modification d’environ 150 baux, tandis que, pour les autres sites, les baux existants resteront en vigueur. Soit une réduction substantielle des charges locatives futures de plus de 8 milliards de dollars. « Au cours des six derniers mois, nous avons travaillé d’arrache-pied pour élaborer un plan de réorganisation de WeWork qui soit mieux capitalisé, plus efficace sur le plan opérationnel et positionné pour un investissement continu dans nos produits et services et un retour à la croissance à long terme« , a déclaré David Tolley, directeur général.

Le tribunal ayant donné récemment son approbation à ce plan, WeWork entrevoit sa sortie du chapitre 11 fin mai. Comment ose-t-il l’espérer ? Car, en parallèle, 450 millions de dollars vont être réinjectés dans la société. Non pas par Adam Neumann qui avait un temps échafaudé l’idée de racheter la société qu’il avait fondée, mais également conduit sur des voies chaotiques. Dans ce cadre, le numéro 2 des espaces de travail flexible derrière IWG a reçu le soutien d’un de ses partenaires, Yardi Systems, le leader mondial des technologies de gestion destinées aux professionnels de l’immobilier qui va investir 337 millions en prenant 60% des parts WeWork.

« Selon le plan, WeWork sortirait de la faillite sans dette, avec un fonds de roulement adéquat et un flux de trésorerie positif, a déclaré Yardi Systems dans un communiqué. Nous nous réjouissons de continuer à soutenir WeWork tout au long de la procédure de faillite« . La vision de Yardi Systems à travers cet investissement : le travail hybride est le modèle de demain et ses solutions technologiques contribueront à cette transition. Yardi Systems est en effet derrière le logiciel WeWork Workplace, lancé en 2022 et qui permet aux entreprises de planifier et gérer le travail de leurs employés, que ce soit dans les bureaux de la société, dans des espaces tiers flexibles ou en télétravail à domicile.