
Comment Egyptair a-t-elle surpassé les événements politiques de janvier dernier ?
Nous avons fait preuve d’une grande flexibilité. Même si l’aéroport du Caire fonctionnait normalement durant ces semaines de crise, nous avons néanmoins dû clouer au sol 30 % de notre flotte en raison de l’absence de passagers. Nous avons ensuite travaillé sur une base quotidienne, annonçant notre programme tous les jours à la télévision et dans les journaux.
Qu’en est-il du trafic ?
La situation s’est améliorée sensiblement depuis mars dernier. Nous avons retrouvé la totalité de nos fréquences et commençons même à inaugurer de nouvelles lignes. Ce qui représente une hausse de l’offre en sièges de 5 % par rapport à l’été 2010 ! Nous inaugurons ainsi des liaisons depuis Alexandrie vers Dubaï et Djeddah ainsi que du Caire vers Bagdad et Erbil en Irak et vers Abha, en Arabie Saoudite. Nous avons cependant décidé de repousser l’ouverture de lignes vers Toronto et Washington.
Quelles sont vos prévisions pour cette année ?
Nous avons enregistré une chute de 80 % du trafic passagers en février. Nous nous attendons à une baisse totale du trafic de 10 % à 15 %, avec une perte vraisemblable de 180 millions de dollars pour l’année fiscale 2011- 2012. Mais nous espérons beaucoup de la saison d’hiver, avec la livraison de nouveaux appareils comprenant trois Airbus A330-300 et deux Boeing 737-800. Et je suis sûr que notre révolution influencera positivement le tourisme.

















