3 questions à Thomas Dubus, Président du directoire de l’aéroport de Strasbourg

L’annonce fin octobre par Volotea de l’ouverture en 2013 de lignes sur Ajaccio, Bastia, Biarritz et Toulon depuis Strasbourg suscite de nouveaux espoirs pour l’aéroport alsacien.

Quels sont vos souhaits de développement et quelles sont les perspectives de croissance pour 2012 ?

Thomas Dubus – Toutes les grandes capitales européennes font bien sûr partie de nos priorités. Nous sommes reliés à Bruxelles, Amsterdam et, depuis cette année, à Rome et Vienne avec Air France. La priorité absolue est Londres, puis Berlin et Budapest. Il y a aussi un fort potentiel de croissance sur des destinations du bassin méditerranéen, du Maghreb ainsi que sur Israël.
 
Que représente l’arrivée de Volotea pour l’aéroport ? 
 
T. D. – Nous sommes évidemment ravis, car le renforcement de l’offre de Volotea, arrivée en avril dernier, nous permet de parler maintenant de “réseau” puisque Volotea va offrir sept destinations. À côté de leurs bases de Nantes et Bordeaux, Strasbourg devient une escale majeure en France. Cela compensera la réduction des capacités d’Air France sur Paris. Avec la baisse de nos redevances et taxes, nous espérons avoir généré une nouvelle dynamique.
 
Pensez-vous que d’autres compagnies vont suivre cet exemple ?
 
T. D. – Pour l’instant, nous n’avons pas accueilli autant de transporteurs que j’aurais pu le souhaiter, mais notre nouvelle tarification a été quelque peu retardée. Elle n’est entrée en application qu’en août. Je pense que nous allons bientôt annoncer de nouvelles lignes, voire même l’arrivée de nouvelles compagnies.