Quelle est la situation du transport aérien en France à fin septembre ? Une bonne nouvelle : le trafic passagers retrouve quelques couleurs et semble sorti de l’ornière constatée notamment entre février et avril. Période où le trafic représentait à peine 10% de ce qu’il était en 2019… Septembre a certes connu une décélération du nombre de passagers par rapport à août. Mais août avait été enregistré une très forte demande des vols loisirs. Septembre apparaît donc plus « normal » dans ses types de trafic.
De janvier à septembre, le nombre total de passagers transportés a atteint 44,68 millions. soit 32,2% du trafic constaté à la même période de 2019. Si le trafic reste encore à des niveaux historiquement bas, on constate tout de même une amélioration du trafic depuis décembre 2020. Avec juillet et août, septembre est le troisième mois consécutif où le nombre total de passagers est supérieur à 50%.
L’Union Européenne et l’Afrique alignent les meilleures performances à l’international. En septembre, ces deux segments de marché atteignaient respectivement 56,9% et 54,8% de septembre 2019. Sur les lignes intérieures métropolitaines, le chiffre atteint 74,5%. Les lignes transversales (région à région) sont les plus résilientes avec un niveau de trafic représentant 83,4% du chiffre de septembre 2019. Enfin, sur les lignes vers les DROM-COM, le niveau de trafic atteignait 69,1% de septembre 2019.
Un autre point positif est la reprise de parts de marché par le pavillon français. Sur les neuf premiers mois, les compagnies aériennes immatriculées en France représentent 47,6% du trafic passagers contre 39,9% sur la même période de 2019. Si la part du pavillon français est moindre sur le domestique (72,1% contre 77,6%), en revanche elle s’améliore à l’international (36,6% contre 31,2%).

Les aéroports « loisirs » cartonnent
Côté aéroports, ce sont les plates-formes avec un fort trafic loisirs et domestique qui s’en sortent le mieux. Montpellier, Beauvais, Nantes et Marseille affichent sur les neuf premiers mois un niveau de trafic tournant autour de 40% de leur performance 2019. Les plus mauvais résultats affectent Paris CDG – très dépendant du trafic long-courrier et de l’effet hub, mais aussi Toulouse et Lyon dont le trafic reste très lié au trafic des voyageurs d’affaires.
En septembre, Beauvais avait retrouvé 77% de son volume passagers de 2019, Montpellier 70,04% et Orly 69,8%. En revanche, CDG et Lyon restaient en bas du classement avec un volume passagers respectif représentant 42,6% et 53,3% de leurs performances 2019. Avec deux surprises : sur les neuf premiers mois, Marseille a traité plus de passagers que Lyon tandis que Nantes a dépassé Bordeaux.
| Aéroport |
Total trafic passagers janv.-sept. 2021 (en mil.) |
Niveau de trafic par rapport à 2019 |
| Paris CDG |
16,13 |
27,8% |
| Paris Orly |
10,18 |
41,3% |
| Nice |
4,38 |
38,2% |
| Marseille |
3,05 |
39,3% |
| Lyon |
2,92 |
32,2% |
| Toulouse |
2,34 |
32,3% |
| Bâle-Mulhouse |
2,33 |
33,4% |
| Nantes |
2,20 |
39,1% |
| Bordeaux |
1,99 |
33,7% |
| Beauvais |
1,19 |
39,4% |
| Montpellier |
0,72 |
48,9% |
(Source: DGAC)