Accor offre un « abri d’urgence » aux femmes victimes de violences

Le groupe Accor soutient la Fondation des Femmes à travers une solution d'hébergement d'urgence dédiée aux femmes victimes de violences. Une initiative RSE qui s'appuie sur la plate-forme de réservation CEDA, lancée pendant la pandémie.
Lors du lancement de la plate-forme Abri d'urgence, table ronde avec Sébastien Bazin, pdg de Accor, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, Brune Poirson, directrice RSE de Accor, et Julie Gayet, marraine de la Fondation des Femmes (de gauche à droite).
Lors du lancement de la plate-forme Abri d'urgence, table ronde avec Sébastien Bazin, pdg de Accor, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, Brune Poirson, directrice RSE de Accor, et Julie Gayet, marraine de la Fondation des Femmes (de gauche à droite).

« L’hospitalité, c’est savoir accueillir et prendre soin des gens, remarque Sébastien Bazin, PDG de Accor. On ne ferait pas bien notre métier si on ne prenait pas soin de ceux qui sont en détresse« . Dans le cadre du volet social de sa politique RSE, l’hôtelier français s’associe à la Fondation des Femmes pour offrir une solution d’hébergement temporaire aux femmes victimes de violences familiales.

Les associations le notent toutes, trouver un sas de sécurité le temps de trouver un séjour de longue durée dans structures pérennes est essentiel. « C’est au moment où les femmes partent de chez elles que les violences augmentent et que les hommes sortent les armes« , constate Julie Gayet, marraine de la Fondation des femmes. Or, 4 femmes sur 10 ne trouvent pas d’hébergement du fait de la saturation des dispositifs d’urgence et se voient contraintes de retourner à leur domicile.

Pour pallier ces manques, Accor va financer la plate-forme « Abri d’urgence« . Une initiative qui s’appuie sur la plate-forme CEDA, lancée au début de la pandémie, et qui a servi à proposer un millions de nuitées à prix coûtants aux sans-abris, aux personnels soignants, mais aussi à 700 femmes et à leurs enfants, pour un total de 13 867 nuitées. « On a sauvé des vies ensemble« , souligne Julie Gayet. « Ca a très bien marché en permettant aux associations de trouver des solutions en moins d’une journée, contre 5 à 10 jours généralement« , explique Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes. Las, faute de financement, cette solution a été suspendue jusqu’à sa relance avec Accor, le projet étant également financé par la Fondation BNP Paribas et Alternative Patrimoine.

Depuis mars dernier, le programme Abri d’urgence a déjà profité à 148 femmes et à leurs enfants, la moyenne d’un séjour étant de 19 jours. Présents sur tout le territoire, les hôtels Accor participants au programme ont pour autre avantage d’offrir une certaine discrétion par rapport aux solutions d’urgence proposés par le 115, connues des hommes violents. Le tout dans des conditions de confort naturellement bien supérieures aux hébergements sociaux. « Les équipes des hôtels sont mobilisées et impliquées« , décrit Brune Poirson, directrice du développement durable de Accor. Une façon de démontrer, comme l’a fait Philippe Averseng, directeur des opérations France du groupe, que « les hôtels sont des lieux de vie, dans les bons comme les mauvais moments« .