
Après l’annonce par Air France d’une commande massive de carburant d’aviation durable, un autre acteur majeur du voyage d’affaires français, la SNCF, dévoile à son tour un investissement clé en matière d’énergies responsables. La compagnie ferroviaire a en effet conclu avec Reden son plus gros contrat jamais signé pour la fourniture d’électricité renouvelable. Portant sur la production de 207 GWh par an sur une durée d’un quart de siècle, ce contrat d’achat direct auprès de cet acteur français des énergies renouvelables est même l’un des plus importants conclus en Europe.
Dans le cadre de sa stratégie de transition énergétique – les déboires actuels des centrales nucléaires françaises en renforçant sans doute aussi la nécessité -, la SNCF, premier consommateur d’électricité en France, a pour ambition d’atteindre 40% à 50% d’énergies renouvelables pour l’alimentation de ses trains à l’horizon 2026.
Dans ce cadre, le contrat conclu avec Reden porte sur une électricité produite par des panneaux photovoltaïques. Ce qui nécessitera la création de quatre centrales – une en Haute-Garonne et dans l’Aude et deux en Gironde -, Reden soulignant ne développer ses solutions que sur des terrains dégradés ou peu valorisés afin de permettre leur réhabilitation. D’autre part, ces centrales se baseront sur des modules produits en France, dont l’empreinte carbone est deux fois moindres par rapport à des produits venant d’Asie.
« Nous sommes fiers de contribuer par ce contrat à la création de capacités solaires supplémentaires en France, qui bénéficieront à la transition du mix énergétique français, et à soutenir la filière photovoltaïque tricolore. C’est un contrat gagnant-gagnant : gagnant pour la performance de notre entreprise, gagnant pour l’intérêt général« , a déclaré Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs. A leur mise en service en 2025, ces quatre centrales seront uniquement dédiées à l’approvisionnement de la compagnie ferroviaire et couvriront 3,6% des besoins en électricité de SNCF Voyageurs, ces 207 GWh fournis par an représentant également la consommation annuelle du RER D francilien.
A terme, la compagnie devrait éviter par ce biais l’émission de 4,2 millions de tonnes équivalent CO2. L’accord passé avec Reden s’inscrit dans une démarche globale d’approvisionnement en électricité renouvelable. La filiale SNCF Energie ayant déjà conclu huit autres contrats d’achats de ce type, la compagnie ferroviaire pourra s’appuyer à l’horizon 2026 sur plus de 480 GWh issus de centrales photovoltaïques et éoliennes. Son objectif est d’aller plus loin et de disposer de 1100 GWh d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2026-2027. « Soit 20% de nos besoins électriques pour la traction de nos trains« , précise la compagnie.




















