
Le retour annoncé des bénéfices pour les compagnies aériennes ne se traduira pas par une baisse significative des tarifs. Comme l’observe IATA, si l’association prédit bien un bénéfice net possible de 9,8 milliards de dollars, elle se plaint que la profitabilité reste extrêmement basse par passager. IATA la situe en 2023 à 2,2 dollars US. Soit, selon ses observations, la moitié du prix d’un café à Genève!
IATA constate pourtant que le trafic aérien poursuit sa remontée. Pour 2023, l’association estime que le nombre de passagers-kilomètres payants (RPK ou Revenue-Passengers km) devrait atteindre 87,8 % du niveau de 2019. Une performance solide qui ne semble pas être affectée par une situation économique et politique difficile générée par l’inflation toujours présente et les conflits internationaux.
L’Asie de nouveau en force
Toutes les régions enregistrent ainsi une reprise progressive et généralisée, soutenue notamment par la reprise du trafic aérien en Asie Pacifique. La réouverture de la Chine a stimulé le trafic en Asie.
Au premier trimestre 2023, le trafic passagers sur le continent s’est envolé à +74,2 %. Les transporteurs d’Asie-Pacifique ont ainsi retrouvé leur position dominante au premier trimestre 2023. Ils représentaient de nouveau 31,9 % des passagers kilomètres payants au niveau mondial. Les compagnies aériennes d’Europe et d’Amérique du Nord, dont la part de marché en RPK avait respectivement atteint 30,7% et 28,9% en 2022, sont du coup redescendus ce premier trimestre à 24,7 % et 25,1 %.
IATA reste extrêmement optimiste sur l’avenir du transport aérien, avenir dans un monde bien évidemment décarboné. L’association estime que la demande de transport aérien devrait doubler d’ici 2040, avec un taux de croissance annuel moyen de 3.4%. Le nombre de passagers origine-destination devrait ainsi passer d’environ 4 milliards en 2019 à un peu plus de 8 milliards d’ici 15 ans.

















