
Aigle Azur a-t-elle su bien résister à la crise ?
Cela paraît paradoxal, mais des petites compagnies ayant un positionnement de niche avec une forte clientèle que je qualifierai “d’affinitaire” ont plutôt bien résisté à la crise. À Aigle Azur, nous avons connu peu de fluctuations l’an passé, notamment sur France-Algérie notre principale destination. Nous avons même enregistré une progression en classe affaires en raison d’un fort développement des investissements dans le pays.
Quels sont les points forts de votre réseau ?
L’Algérie est historiquement notre marché privilégié. Nous proposons des liaisons sur 13 villes algériennes depuis Paris, Lille, Lyon, Marseille, Bâle-Mulhouse et Toulouse. Nous avons ouvert au printemps des liaisons Mulhouse-Oran et Lille-Tlemcen et étudions la desserte éventuelle de Bordeaux. Notre second marché le plus important est le Portugal, notamment avec l’acquisition de la compagnie Air Luxor. Nous desservons quatre destinations. Enfin, je fonde beaucoup d’espoir sur Bamako, un marché que nous travaillons, en partenariat avec Air Mali.
Qu’attendez-vous d’une future desserte de Bagdad ?
Il existe un grand potentiel sur cette ligne. Nous y travaillons depuis longtemps en coopération avec le ministère des Affaires étrangères. Il y a un vrai courant, non seulement d’affaires, mais aussi culturel entre la France et l’Irak. Nous bénéficions d’un très bon accueil de l’aviation civile irakienne qui coopère avec nous sur les questions de sécurité. Nous envisageons de lancer deux à trois fréquences hebdomadaires cet automne depuis Paris-Orly.




















