MICE : une activité en 2024 en ligne avec l’année écoulée selon Interface Tourism

Interrogés par Interface Tourism France, les professionnels de l'événementiel anticipent une légère progression du secteur cette année après un cru 2023 qui avait dépassé le niveau de 2019.
Stabilisation après une année 2023 supérieure à 2019, attrait des destinations court et moyen-courriers, RSE : Interface Tourism décrypte les tendances du MICE en 2024.
Stabilisation après une année 2023 supérieure à 2019, attrait des destinations court et moyen-courriers, RSE : Interface Tourism décrypte les tendances du MICE en 2024.

Refermant définitivement la parenthèse Covid, l’année 2023 a vu l’activité MICE en France dépasser le record de 2019. ET 2024 devrait être dans la même veine, avec une stabilisation à ce niveau élevé, voire une petite hausse comparé à 2023. C’est ce qu’il ressort de la cinquième édition de l’étude sur les tendances du secteur publiée par Interface Mice, le département dédié de l’agence de communication touristique Interface Tourism. Cette dernière a pour cela interrogé en décembre-janvier un panel de 80 organisateurs d’événements, des agences événementielles majoritairement (pour 57%), mais aussi des agences de tourisme d’affaires (25%), des organisateurs de réunions d’entreprise (8%), ainsi que des associations et organisateurs professionnels de congrès.

Autre constat, après une appétence pour la France et les pays voisins au sortir de la crise – nombre de destinations restant inaccessibles ou avec des contraintes sanitaires incompatibles avec un déplacement MICE -, les professionnels retrouvent un intérêt certain pour les voyages long-courriers, notamment vers l’Amérique du Nord ou l’Asie-Pacifique. Les nouvelles destinations et les ouvertures de lignes aériennes directes au départ des aéroports hexagonaux jouent alors à plein dans le choix du pays. Néanmoins, les acheteurs continuent de privilégier principalement les pays en court et moyen-courrier. Les demandes et recherches d’informations des organisateurs d’événements se portent sur l’Europe (86,7%), l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient (73,3%), mais aussi la France (68%). Une raison à cela : la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

La RSE représente en effet aujourd’hui un élément « incontournable des évènements et des voyages d’affaires« , considère l’étude, « une pratique standard pour les destinations« . Les engagements éco-responsables et RSE sont devenus cruciaux dans le choix d’une destination, pouvant conduire au rejet d’un lieu ou d’un pays si ceux-ci ne sont pas favorables à un tourisme durable. Car tout est désormais regardé à la loupe par le client, de la charte RSE de l’agence évènementielle aux engagements environnementaux du transporteur, de la labellisation des sites de congrès à celle des lieux d’hospitalité (Iso 20121, Iso 14001, Clef Verte…) en passant par le choix d’activités éco-responsables pour un team-building, une restauration privilégiant les circuits courts et aliments bio, un cadre de séjour en pleine nature…

La RSE au cœur du choix des entreprises

Selon les résultats, les sondés accordent avant tout de l’importance à l’intégration d’activités RSE dans le programme de voyage (37%), puis au train plutôt que l’avion comme mode de transport (23%), à la compensation financière des émissions de carbone pour tout ou partie de l’événement (12%) et à un hébergement engagé dans une démarche responsable (12%).

Sans surprise, l’étude révèle également qu’après avoir privilégié les évènements 100% digitaux ou hybrides pendant et après la pandémie, les professionnels misent à nouveau sur le présentiel, les premiers passant de 9% à 0%, et les seconds de 21% à 13% dans leurs projets d’événements pour 2024. Les formations à distance, en virtuel, sont également en nette diminution. Ce retour en force du face to face est justifié « pour favoriser les moments de convivialité (69%), faciliter la communication et améliorer la créativité (19%), renforcer l’esprit d’équipe (11%) et rencontrer de nouveaux collaborateurs après le Covid (1%)« .

Un plus pour les destinations qui participent à l’accueil de l’évènement

Last but not least, l’aspect financier n’est pas oublié par les professionnels interrogés, pour lesquels partir près et en train peut permettre de réduire la facture de l’opération. Ils apprécient en outre l’aide financière apportée par un bureau des congrès ou une destination pour faciliter l’accueil d’un congrès, d’un séminaire ou d’un incentive. Le conseil par une excellente connaissance du terrain (à 79%) et de ses prestataires, l’appui technique et organisationnel des services d’un office du tourisme « dans l’organisation des évènements sont désormais considérés comme nécessaires par les acheteurs MICE« , ajoute l’étude. La recherche d’originalité et « l’exploration de nouveaux formats d’évènements sont [enfin] des attentes cruciales des acheteurs« . Des éléments destinés à marquer les esprits des participants et qui participent à la réussite de l’évènement.