
64,5 millions de sièges : c’est l’offre de sièges annoncée par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour l’été 2024. Soit un chiffre supérieur à l’offre de l’été 2023 (+ 2,8 %), et qui dépasse désormais la capacité offerte à l’été 2019 (+ 1,6 %). Cependant, si l’offre est orientée à la hausse, la DGAC observe de nombreuses disparités d’une région géographique à l’autre. Ainsi, le segment « Espace Economique Européen (EEE), Suisse et Royaume-Uni », l’Afrique du Nord/Proche-Orient, l’Afrique subsaharienne, le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord enregistrent une offre supérieure à l’été 2023, dépassant le niveau d’avant crise.
Le marché EEE, Suisse et Royaume-Uni représente 53 % de l’offre (+ 3 %). La part du pavillon français reste stable par rapport à l’année précédente (26 %). Elle s’est cependant renforcée par rapport à 2019 (+ 2 points). Près de la moitié de l’offre concerne l’Espagne, l’Italie et le Royaume-Uni. L’offre est à la hausse dans la majorité des pays desservis (21 sur 29). Cependant plusieurs pays n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant crise. C’est le cas du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Autriche ou de la Hongrie.
L’Amérique du Nord poursuit sa dynamique avec une offre en sièges en hausse de 8 % par rapport à l’été 2023. Et même de 10 % par rapport à l’été 2019. Avec une bonne nouvelle pour le pavillon français, qui redevient majoritaire avec une part de marché de 51%. Vers le Moyen-Orient, l’offre est supérieure à l’été 2023 (+ 12 %) et 2019 (+ 5 %). Le pavillon français double quasiment son nombre de sièges, notamment avec le lancement des vols d’Air France sur Abu Dhabi.
On observe également une reprise vers l’Europe hors EEE et l’Amérique Latine-Caraïbes et l’Asie Pacifique. Celle-ci est même la plus forte de tous les continents pour l’Asie-Pacifique (+20% par rapport à 2023). Malgré la principale nouveauté constituée par la desserte directe de l’Australie, l’offre en sièges en Asie-Pacifique reste pourtant en-deçà de l’été 2019. Elle est toujours inférieure de 17% par rapport à la période de l’avant-Covid.
Un quasi-monopole des compagnies françaises en Afrique
L’Afrique du Nord/Proche Orient enregistre une très forte croissance, de 20% par rapport à 2019 et de 4% par rapport à l’an dernier. Mais seuls quelques pays en bénéficient comme le Maroc, l’Algérie et la Jordanie. En revanche, on constate une chute de 37% vers Israël.
L’évolution sur l’Afrique hors Maghreb est également favorable. Le continent représente 2,5 % de l’offre totale en sièges et est en augmentation de 7 % par rapport à 2023. Cette offre globale en sièges sur l’Afrique dépasse également son niveau de 2019 (+ 15 %). La Côte d’Ivoire, le Sénégal et Maurice concentrent un tiers de l’offre.
Le pavillon français (81 %) gagne 2 points de part de marché par rapport à l’été 2023, Air France ayant un monopole vers 18 pays. Seuls le Cap-Vert, le Kenya, Maurice et le Sénégal font voler leur propre compagnie, en parallèle à Air France. Tout comme Ethiopian Airlines, seule compagnie aérienne africaine en monopole en France.
La présence d’Air France pourrait être encore plus importante si les gouvernements du Mali, Niger et Burkina-Faso approuvaient finalement une demande de 95 000 sièges du transporteur français vers ces trois pays. La suspension de ces dessertes représente 6% de l’offre de la zone Afrique.
L’Outre-Mer revient à son niveau d’avant crise, suite à une réduction de l’offre par rapport à l’été 2023. L’offre à destination de l’Outre-mer en Amérique (Antilles-Guyane et Saint-Pierre-Miquelon) est inférieure à celle de l’été 2023 (- 3 %) et 2019 (- 4 %). Sur l’Outre-mer dans l’océan Indien, l’offre recule par rapport à l’été 2023 (- 2,5 %) en raison de la baisse enregistrée sur La Réunion. Les capacités sont de nouveau à leur niveau de 2019, après une forte hausse en 2023.
Enfin, la tendance à la baisse depuis 2019 se confirme pour les lignes domestiques. Mais, alors que cette baisse de capacité ne concernait que les liaisons radiales depuis Paris, elle atteint désormais les liaisons transversales.

















