
Réactualisé le 20/11 à 17h
Deux ans et puis s’en va… Après deux contrats d’un an, la SNCF a en effet mis fin cet automne, et en toute discrétion, à la collaboration qu’elle avait initiée avec le chef étoilé Thierry Marx pour la carte du bar TGV Inoui. Exit donc « le burger rösti de pomme de terre sauce tomate » qui rencontrait un certain succès auprès des voyageurs, « les pâtes risoni à l’encre de seiche façon risotto » ou son dessert « Pommes et galettes fondantes ». Le chef renouvelait ainsi à chaque saison ses trois plats, comprenant une offre végétarienne, plus un dessert. L’un de ses plats chauds et son dessert ne figurent donc plus au menu servi aux voyageurs d’affaires en Business Première, notamment sur la ligne Paris-Lyon.
Des prix perçus comme trop chers par la clientèle
« L’accord était à double tranchant pour la SNCF« , confie une responsable Marketing de la SNCF. Si ces plats ont donné une image de qualité de l’offre proposée à bord des TGV Inoui, les voyageurs ont aussi eu l’impression qu’ils étaient beaucoup plus chers« . Entre la première et la seconde année de la collaboration, l’inflation avait de plus entraîné une hausse supérieure à 7% des tarifs du menu Thierry Marx composé d’un plat, d’un dessert et d’une boisson. Seul le plat de « Coquillettes au jambon, gruyère et Comté » élaboré par Thierry Marx continuera à être commercialisé jusqu’en mars 2025 mais sans porter le nom du célèbre chef.

La SNCF entend jouer désormais la carte de la convivialité sur son offre de restauration à bord avec ses incontournables Jambon-beurre et croque-monsieur, plus de 640 000 unités de ce dernier étant vendus chaque année. « Des plats sont toujours au menu mais sans collaboration avec un grand chef« , ajoute la responsable de la SNCF. Car la compagnie ferroviaire entend maintenir ses engagements avec des produits quasi exclusivement fabriqués en France.
« Nous n’avons plus de chef à la carte, confirme la communication de la compagnie ferroviaire. Néanmoins, SNCF Voyageurs poursuit sa proposition d’une restauration toujours plus responsable et de qualité« . SNCF Voyageurs et Newrest ont fait le choix de réunir des marques de producteurs régionaux français, engagés dans une fabrication respectueuse de leur environnement. Dans ce cadre, 92 % des produits sont ainsi fabriqués en France, dont 65% par des PME et TPE, tandis qu’environ 35 % d’entre eux sont certifiés bio, issus de l’agriculture raisonnée ou d’une exploitation Haute Valeur Environnementale.
Un service à chaque moment de la journée en Business Première
Bien que « Thierry Marx produisait un menu pour la carte de restauration TGV Inoui qui était inclus dans les rotations des différents plats proposés au déjeuner », la SNCF estime que l’arrêt de l’accord a eu « peu d’impact » sur la carte en Business Première. Et de rappeler que cette offre se décline entre un petit déjeuner avant 8h45, une collation sucrée ensuite jusqu’à 11h, un déjeuner de 11h à 13h30, puis une collation sucrée jusqu’à 16h45 et une offre salée en soirée. Le repas proprement dit est composé de deux boissons, d’un snack sucré, d’un dessert et d’un plat froid, soit une salade, un sandwich poulet ou un club jambon emmental.




















