
Près de 300 hôtels de plus pour un total de 50 000 chambres ajoutées à son portefeuille, la barre des 1000 franchie par Mercure, 330 % en plus d’hôtels écocertifiés sur une année pour arriver à 36 % de son parc labellisé, mais surtout un nombre de signatures record : Accor aura connu une année en 2024 productive en matière de développement. Son réseau mondial compte désormais plus de 5 680 hôtels et 850 000 chambres en exploitation, auxquels s’ajoutent 1 381 projets d’ouvertures, représentant 233 000 chambres à venir.
Si la croissance de son offre a suivi un rythme moins élevé que celle de ses concurrents américains – +6,9% pour Marriott et +7,1% pour Hilton, contre +3,5% de son côté -, le groupe français suit une trajectoire plus portée par la valeur générée par les hôtels que par le volume. Sa division Luxe et Lifestyle s’est par exemple enrichie de +7,5% en nombre de chambres, contre +2,8% du côté des hôtels de sa division Premium, Milieu de gamme et Economique (PME). Sébastien Bazin, le PDG d’Accor, ne fait d’ailleurs pas mystère de ne pas faire de la croissance nette par chambre « l’alpha et l’omega » de sa stratégie pour donner la priorité « à la contribution, à de meilleurs ‘fees per room’ « , comme expliqué lors de la dernière présentation des résultats du groupe.
L’an dernier, le groupe a ainsi ouvert un hôtel luxe ou lifestyle chaque semaine en moyenne et signé en parallèle six nouveaux projets par mois. De quoi poursuivre l’accélération stratégique du groupe dans le secteur du luxe et du lifestyle à travers ses marques Raffles, Sofitel ou Fairmont et toute la galaxie d’enseignes contemporaines de l’entité Ennismore, de Mama Shelter à Delano en passant par 25Hours ou The Hoxton.
Grâce à cela, Accor compte actuellement plus de 280 établissements en projet pour sa division Luxe et Lifestyle. Avec, parmi tous ces développements, un moment phare prévu cette année, le renouveau d’une marque mythique avec l’ouverture de l’hôtel Orient Express La Minerva à Rome, conjointement à la mise en service des premiers trains La Dolce Vita en Italie. En parallèle, l’enseigne de luxe Emblems Collection est désormais sur les rails avec l’annonce de ses premiers développements, l’Elatos Resort, en Grèce, et l’Hotel Bellevue Cortina d’Ampezzo en Italie, tous deux attendus en 2026.
Comme l’Emblems Collection, les marques qui jouent sur la conversion d’hôtels existants, à l’iage également de MGallery ou de l’Handwritten Collection, ont participé à renforcer l’offre du groupe en attirant de nouveaux établissements dans son giron. Ainsi 58 % des nouveaux projets hôteliers de Accor en 2024 ont concerné ce mode de développement, ces marques Mercure ou Tribe étant aussi propices aux conversions.
Accent sur le luxe et le lifestyle, priorité au premium
Répondant à la demande pour une hôtellerie design à prix accessible, Tribe poursuit son expansion avec 20 hôtels ouverts et 40 autres en projet, tandis que l’Handwritten Collection, une des dernières marques lancées par Accor, compte plus de 25 hôtels dans le monde et renforcera sa présence en Europe ces prochains mois avec plus de 10 ouvertures prévues, d’Amsterdam à Saint-Jean de Luz en passant par Heraklion et Calvi.
L’un comme l’autre participent à étoffer le réseau mondial de la division Premium, Milieu de gamme et Économique (PM&E) à côté des grandes enseignes d’Accor comme Pullman, Novotel et ibis qui « comptent parmi les moteurs de la croissance internationale du groupe« , explique Camil Yazbeck, directeur du développement des marques de la division PM&E. Si ibis s’implantera cette année dans son 80e pays et ibis Styles passera le cap des 700 hôtels, l’accent est mis sur le renforcement de l’offre des marques premium comme Pullman, Swissôtel, Mövenpick ou Grand Mercure. Un segment aux promesses de revenus plus élevés qui a connu une hausse de plus de 150 % des signatures depuis 2019. « Fort d’un pipeline solide, d’un portefeuille de marques diversifié et d’une approche centrée sur le propriétaire, Accor est parfaitement placé pour déployer une nouvelle vague de croissance hôtelière en 2025 et au-delà« , conclut Camil Yazbeck.




















