Rosewood : haute diplomatie à Londres

Le groupe Rosewood revisite l'ancienne ambassade américaine à Londres en un hôtel de luxe composé uniquement de suites et, outre des restaurants prisés, des lieux événementiels exclusifs.
L'hôtel de luxe The Chancery Rosewood a conservé de son passé diplomatique le symbole des Etats-Unis en haut de sa façade.
L'hôtel de luxe The Chancery Rosewood a conservé de son passé diplomatique le symbole des Etats-Unis en haut de sa façade.

L’aigle royal trône toujours tout en haut de la façade, dominant ce grand bâtiment moderniste qui tranche avec les demeures géorgiennes entourant Grosvenor Square. Restaurée et réalisée en aluminium issu de bombardier B-52 par Theodore Roszak, la sculpture rappelle que le lieu fut, de 1960 à 2017, la représentation américaine à Londres avant son déménagement dans le quartier de Nine Elms. Aujourd’hui, au lieu de regarder les allers et venues des diplomates, l’oiseau symbole des Etats-Unis contemple celles des clients de haut rang entrant dans cette nouvelle ambassade du grand luxe : l’hôtel The Chancery Rosewood.

Deuxième adresse dans la capitale britannique du groupe à la tête du Crillon à Paris, l’établissement ne compte en effet que des suites, 144 au total, allant des Suites Junior aux Suites Signature et jusqu’aux cinq « Houses », s’étendant sur plus de 180 m². Toutes avec lit plus que king size – un lit Empereur de 2m sur 2m -, dressing et cuisine équipée. Les plus grandes d’entre elles, les Charles et Elizabeth Houses, en penthouse, disposent de salles de repas privés qui en font, outre des cocons intimistes pour une clientèle fortunée, des lieux de choix pour des événements exclusifs.

Kennedy, John Adams, Saarinen : le nom de baptême des autres « houses » relie l’hôtel à son passé, mettant notamment en avant l’architecte finno-américain Eero Saarinen, auteur des lignes épurées du bâtiment. Un passé sur lequel, à la demande du propriétaire de l’hôtel Qatari Diar, s’est penché un autre grand architecte, Sir David Chipperfield, pour propulser le lieu dans son siècle et l’imposer dans sa nouvelle fonction.

Un bâtiment réintégré dans le concert urbain

Le périmètre de sécurité de l’ex ambassade, qui laissait impossible le dialogue avec la rue, a par exemple disparu. Déconstruites aussi, les cloisons des 600 bureaux pour permettre une lecture continue du plafond à poutres en béton apparentes, l’une des caractéristiques principales du bâtiment. Quant aux encadrements des fenêtres de la façade, en pierre de Portland, ils ont été restaurés, offrant une enveloppe modernisée en ligne avec une politique de durabilité.

« La réintégration du bâtiment au Grosvenor Square Garden constitue le principe de base du projet, décrit le cabinet d’architecture de Sir David Chipperfield. Les commerces, restaurants et bars sont situés au rez-de-chaussée et s’ouvrent sur un espace public nouvellement aménagé ». Dans ce cadre, The Chancery Rosewood accueille une délégation de prestige pour ces huit restaurants et bars, entre autres le chef Masayoshi Takayama, l’une des figures les plus influentes de la cuisine japonaise, et la première adresse européenne du restaurant culte new-yorkais Carbone ou encore un bar en rooftop, avec vue directe sur l’aigle décorant la façade.

L'Eagle Bar, en rooftop.
L’Eagle Bar, en rooftop.

Pour la détente, l’hôtel propose également un spa à l’unisson du reste, de plus de 1100 m², intégrant une piscine de 25 m, cinq salles de soins, un fitness déclinant la gamme Artis Luxury de Technogym, en plus d’une clinique à la pointe en matière de dermatologie cosmétique. Le tout dans un décor conçu par le célèbre cabinet de design Yabu Pushelberg.

En parallèle, pour les intérieurs, ceux des suites comme des espaces communs, l’hôtel a fait appel à l’architecte d’intérieur français Joseph Dirand. Le tout donnant un ensemble sophistiqué, rythmé par 700 œuvres d’art sélectionnées par Cramer & Bell. Parmi celles-ci, certaines ont été spécialement créées pour l’hôtel par le peintre britannique Sir Christopher Le Brun ou la designer textile Sussy Cazalet. Tandis que les suites font des clins d’œil au passé du lieu avec des collages d’Anthony Grace évoquant de façon surréaliste des monuments ou présidents américains et des réalisations d’Eero Saarinen.

Horaires d’arrivée et de départ entièrement flexibles, mise à disposition d’une voiture de l’hôtel pour les transferts, majordome privé : The Chancery Rosewood offre des expériences ultra-personnalisées à sa clientèle huppée. Mais cette exclusivité est aussi accessible pour des événements VIP de toutes tailles. Aussi bien des réunions intimistes d’une vingtaine de personnes dans sa boardroom que des dîners et cocktails de gala dans sa ballroom pouvant accueillir jusqu’à 750 personnes, assortie d’un vaste foyer. Entre les deux, l’hôtel dispose aussi de deux salons et du bar-salon Pavillon. Pour des réunions tout en tact et diplomatie.