
Pas de vacances pour la GBTA. L’association internationale du voyage d’affaires vient de publier son indice des voyages d’affaires pour 2026. L’occasion de faire un point d’étape sur l’évolution du marché depuis le début de l’année, et de projeter sur l’avenir.
Première information de ce Business Travel Index : les déplacements professionnels augmentent. Leur volume est en légère progression cette année (+1,3%), et devrait atteindre un total de 1,84 milliard de voyages cette année. La facture, elle, gonfle bien plus nettement. Après une hausse de 8,4 % l’an dernier, à 1 590 milliards de dollars, les dépenses voyages devraient croitre de 7,2 %, pour atteindre la somme coquette de 1 707 milliards de dollars. A plus long terme, la croissance des dépenses devrait se poursuivre, pour franchir la barre symbolique des 2 000 milliards de dollars à l’horizon 2030. Soit un an plus tard que ce qui était prévu jusqu’ici par la GBTA.

Une tendance qui constitue pour Suzanne Neufang, CEO de GBTA, le principal enseignement de l’étude : « Le fait marquant cette année, c’est que les entreprises ne se détournent pas du voyage, mais qu’elles deviennent de plus en plus sélectives et orientées vers la productivité. Si les dépenses de voyages d’affaires continuent de croître, le nombre de voyages progresse plus lentement, ce qui nous oblige tous à évaluer l’impact sur le secteur et sur les organisations. Le voyage reste essentiel, et les entreprises font preuve d’une discipline accrue quant à où, comment et pourquoi elles voyagent ».
Le marché américain domine le classement des dépenses, creusant l’écart sur la Chine avec une croissance de 6,7%. L’écart entre le deux géants et le reste du monde reste abyssal, malgré la croissance constatée sur les marché allemand, britannique et surtout japonais. La France, elle, maintient son statut : avec un marché de 50,6 milliards, elle se classe 7e, devant l’Inde. La Corée du Sud (+11,3 %), le Brésil (+13,8 %) et la Turquie (+10,9 %) affichent les croissances les plus fortes parmi le top 15 de la GBTA. A l’inverse – et sans surprise – le Moyen-Orient souffre de l’instabilité régionale avec une baisse de -12,3 % du volume de voyages d’affaires en 2026. L’incertitude géopolitique compte d’ailleurs logiquement parmi les « quatre forces » identifiées par GBTA pour expliquer les tendances 2026, avec une croissance économique résiliente, l’investissement des entreprises, et les coûts de transport élevés.
Top 15 des dépenses business travel par pays
- États-Unis : 423,0 Md$ (+6,7%)
- Chine : 403,7 Md$ (+5,9%)
- Allemagne : 89,7 Md$ (+6,7%)
- Japon : 82,4 Md$ (+10,0%)
- Royaume-Uni : 66,7 Md$ (+6,5%)
- Corée du Sud : 51,1 Md$ (+11,3%)
- France : 50,6 Md$ (+5,2%)
- Inde : 46,9 Md$ (+8,7%)
- Italie : 44,4 Md$ (+7,0%)
- Brésil : 35,8 Md$ (+13,8%)
- Canada : 32,4 Md$ (+9,2%)
- Australie : 31,8 Md$ (+11,5%)
- Espagne : 29,8 Md$ (+6,0%)
- Pays-Bas : 25,2 Md$ (+4,4%)
- Turquie : 25,1 Md$ (+10,9%)
« Les dépenses de voyages d’affaires progressant plus vite que le volume de voyages, les entreprises accordent une importance croissante à la valeur de chaque déplacement », témoigne Edward Galvin. Le vice-président et responsable Amérique du Nord chez Visa Commercial Solutions ajoute : « Les organisations ont besoin de davantage de visibilité, de contrôle et de flexibilité pour gérer la hausse des coûts de voyage et mesurer le ROI. Les technologies de paiement modernes aident les équipes voyages et finance à mieux suivre les dépenses, améliorer l’efficacité et simplifier l’expérience de voyage, ce qui facilite l’adaptation des entreprises à l’évolution constante du voyage d’affaires ».



















