
D’après les informations recueillies par l’AFP auprès du syndicat SNPNC-FO, une quarantaine de vols seront annulés par easyJet le 15 août au départ des aéroports français. Bis repetita le lendemain, avec un impact d’une ampleur équivalente.
Les hôtesses et stewards représentés par l’intersyndicale SNPNC-FO, l’UNPNC-CFDT et l’UNAC-CFE-CGC dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail, notamment en ce qui concerne le planning des PNC.
Un préavis déposé début août, activé après l’échec des discussions
Ce mouvement s’inscrit dans le cadre d’un préavis de grève plus large, déposé le 4 août et courant du 7 août au 2 septembre sur l’ensemble des bases françaises de la compagnie (Orly, Roissy-CDG, Lyon, Nice, Nantes, Bordeaux). Les syndicats avaient dans un premier temps suspendu leur offensive en juillet, le temps que la direction et plusieurs délégués syndicaux se concentrent sur la gestion des incendies ayant touché la Gironde et impacté la base de Bordeaux.
Rachat par un fonds américain en toile de fond
Au-delà des questions de planning, la contestation s’inscrit dans un climat de défiance plus large, alimenté par la perspective du rachat d’easyJet par un fonds d’investissement américain, Apollo. SNPNC-FO avait dénoncé fin juillet une logique de compression des coûts de personnel qui accompagnerait traditionnellement ce type d’opération.
Les syndicats reprochent notamment à la direction l’instabilité chronique des plannings, des rotations organisées avec un enregistrement parfois fixé seulement 25 minutes avant le départ, la multiplication des « trippings » (enchaînements de vols et de découchers sur plusieurs jours) et l’absence d’accord sur le temps de repos ou les compensations liées aux vols de nuit.


















