
Observée par Deloitte In Extenso, la tendance générale aura été à la stagnation pour l’hôtellerie française en 2013. Le léger fléchissement du côté de la fréquentation a tout juste été compensé par des prix moyens maintenus à la hausse grâce à une offre rénovée et à une pratique de plus en plus pointue du revenue management. Au final, l’année écoulée se conclut par une évolution du revenu par chambre (RevPAR) allant de -1% pour le super économique à +1% pour le haut de gamme. Seul le segment luxe se démarque dans ce constat en demi-teinte. Portée par l’apport des clientèles long-courriers – américaine, mais surtout en provenance des pays émergents –, la part la plus exclusive de l’hôtellerie française rayonne avec une croissance du revenu par chambre de +5%.
Si tout va bien pour les palaces parisiens, l’année fut en revanche moins productive pour les hôtels haut de gamme de la capitale (+1%), notamment concurrencés par les établissements milieu de gamme (+3%). La stabilité est également la pour la plupart des grandes métropoles régionales – Toulouse, Lille, Strasbourg –, avec parmi les plus performantes Bordeaux, Nice et surtout Marseille, dopée par son statut de capitale européenne de la culture. En revanche Montpellier, qui semblait ces dernières années passer entre les gouttes de la crise, commence à subir le contrecoup du développement rapide de l’offre. Les établissements lyonnais ont eux aussi pâti d’une nouvelle concurrence avec, en particulier, l’ouverture de plusieurs résidences. D’autant que ce secteur est sur une bonne dynamique partout en France, mais plus encore à Paris où la fréquentation dépasse les 75% en moyenne.
Après le calme plat, la reprise molle ? Deloitte reste mesuré quant à ses prévisions de l’activité hôtelière en 2014, tout en attendant quand même du mieux pour l’année en cours. L’évolution du revenu par chambre devrait ainsi être comprise entre +1% et +2%. Si, là encore, les perspectives sont très positives pour le luxe, avec une croissance attendue entre +4% et +6%, les établissements économiques comme milieu de gamme devraient voir leur RevPAR progresser de +0,5 à +1,5%, tandis que le haut de gamme devrait faire un peu mieux, avec une hausse estimée entre +1% à +2,5%. Le vrai baromètre de cette reprise sera l’attitude de la clientèle MICE après une mauvaise année 2013. Malgré un calendrier événementiel moins favorable – pas de salon Airshow à Paris par exemple –, un léger mieux est attendu du côté de l’organisation de séminaires.




















