
Selon une étude réalisée par ACTE Global (Association of Corporate Travel Executives) et International SOS, la sécurité des hôtels n’est pas suffisamment évaluée par les entreprises. En effet, seule une entreprises sur cinq (19 %) prend en compte ce critère dans la politiques d’hébergement, d’après les deux spécialistes du business travel.
les mesures de sécurité à appliquer vont parfois à l’encontre des priorités commerciales
Greeley Koch, le directeur général d’ACTE Global, constate alors que « La sécurité des hôtels est un élément du Devoir de Protection souvent ignoré ». Selon Charline Gelin « Les organisations envoient de plus en plus leurs voyageurs dans des endroits à risque plus élevé, mais les mesures de sécurité à appliquer vont parfois à l’encontre des priorités commerciales ». La Responsable Sûreté Régionale chez International SOS et Control Risks, ajoute : « Des entreprises de tout type étendent leurs périmètres d’activités dans des destinations à risque moyen à extrême, mais la plupart des responsables ne prennent pas le temps ou n’ont pas les moyens techniques de mettre en œuvre des contrôles sur la sûreté et la sécurité des hôtels ».
Pourtant, une mauvaise évaluation de la sécurité des hôtels peut avoir des conséquences sur le bien-être du voyageur mais peut aussi et surtout être coûteuse pour les entreprises. Par exemple, une organisation a dû payer 300 000 dollars de dommages à l’épouse d’un employé qui s’était gravement blessé lors d’un voyage d’affaires.
A l’inverse, comme le montre International SOS dans une étude de cas, établir une procédure d’évaluation de la sécurité des hôtels permet de générer des économies tout en améliorant le bien-être des salariés. Cela implique notamment une collecte d’informations et une solide analyse permettant de prendre de bonnes décisions avant et pendant le voyage.


















