Etude BMC : gare aux bacs de contrôle en aéroports

Souvent désignés comme des nids à bactéries, les toilettes des aéroports ne sont pas les zones où l’on en trouve le plus. Selon BMC Infectious Diseases, ce sont les bacs en plastique du contrôle de sécurité qui sont les plus infectés.
JFK Airport
L'étude BMC pointe le risque de contamination en aéroport

Avis aux voyageurs d’affaires soucieux de limiter le contact avec les bactéries : mieux vaut se méfier des apparences, les zones les plus risquées ne sont pas les plus évidentes. En effet, BMC Infectious Diseases a publié une étude révélant la présence d’un virus respiratoire dans 50 % des échantillons prélevés sur des bacs en plastique servant à contrôler les bagages à main. Or, leur manipulation par les voyageurs est presque inévitable. De plus, les jeux pour enfants et la vitre séparant le douanier du voyageur sont aussi des zones à risques. A l’inverse, les toilettes représenteraient un risque minime, les auteurs de l’enquête BMC n’ayant décelé aucun virus respiratoire sur les différents échantillons des WC.

10 % des surfaces contaminées

L’étude publiée le 29 août a été réalisée à l’aéroport d’Helsinki, en Finlande. Des échantillons de surface et d’air ont été prélevés toutes les semaines à trois moments différents pendant la période où la grippe était la plus généralisée. La présence de nombreux virus a été contrôlée par l’enquête BMC, comme les grippes A et B, ou encore les rhinovirus. Ainsi, les scientifiques ont détecté la présence d’acides nucléiques viraux pathogènes à de multiples endroits dans l’aéroport. Cela signifie qu’il existe un risque potentiel de contamination des surfaces testées par un virus respiratoire. 10 % des échantillons de surface effectués ont montré des signes d’au moins un virus de ce type. Alors gants à usage unique ou traitements préventifs : à chaque voyageur d’affaires sa technique pour éviter la contamination…