
Les aéroports français abordent décidément la prochaine décennie avec de nouvelles ambitions. Et les voyageurs d’affaires devraient en sortir gagnants. Du moins ceux qui résident ou voyagent à Bordeaux et donc à Lyon, les professionnels niçois ayant vu s’éloigner les anneaux olympiques… Car c’est bien l’horizon des JO d’hiver 2030 qui servira de ligne d’arrivée pour Vinci Airports et Aéroports de Lyon. Les deux partenaires ont célébré le 16 octobre le lancement de la transformation du Terminal 2 de Lyon-Saint Exupéry. Philippe Tabarot, ministre des Transports, a assisté à la pose de la première pierre. Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, et Philippe Valentin, président de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne, étaient aussi présents. Le chantier démarre cinquante ans après l’ouverture de la plateforme.

Ce projet s’inscrit dans un programme d’investissement prévisionnel de plus de 380 M€ sur sept ans. Les actionnaires d’Aéroports de Lyon le portent : VINCI Airports, la Caisse des Dépôts et Consignations et Crédit Agricole Assurances, aux côtés de l’État, des collectivités et de la CCI. Ce plan dépend toutefois de la signature, d’ici le printemps 2027, d’un contrat de régulation économique avec l’État. « Il est essentiel que nous puissions, avec l’État, créer les conditions permettant de mobiliser pleinement nos capacités d’investissement pour continuer à moderniser l’aéroport et accompagner le développement économique et touristique de la région », souligne ainsi Nicolas Notebaert, directeur général Concessions de VINCI et président de VINCI Airports.
9 500 m² d’extension et des contrôles de sécurité nouvelle génération
Le projet ajoute 9 500 m² au terminal et modernise 12 000 m² d’espaces existants. Il intègre une zone de contrôles de sécurité nouvelle génération, identique à celle que recevra le Terminal 1 pour l’été 2027. De nouveaux espaces commerciaux et de détente complètent l’ensemble. Par ailleurs, la gare routière s’agrandira pour accueillir davantage de bus, notamment vers les Alpes. Le terminal traitera mieux les bagages hors format, comme les skis ou les vélos, pour suivre le trafic montagne en hiver comme en été. Une rénovation thermique doit enfin réduire l’empreinte carbone. Lyon-Saint Exupéry est le sixième aéroport au monde certifié ACA (Airport Carbon Accreditation) niveau 5, qui atteste du zéro émission nette sur ses émissions directes.

Une mise en service avant les JO d’hiver 2030
Le nouveau Terminal 2 doit entrer en service d’ici 2029. L’aéroport entend ainsi devenir la porte d’entrée des délégations, spectateurs et touristes des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.
Reste une première haie à franchir. Sans contrat de régulation économique signé avec l’État d’ici le printemps 2027, le programme de 380 M€ pourrait marquer le pas. Les voyageurs d’affaires lyonnais n’attendront pas pour autant 2029 pour en voir les premiers effets. Les nouveaux contrôles de sécurité arriveront en effet au Terminal 1 dès l’été 2027.



















