
A l’heure des bilans, le consultant aérien OAG a fait l’analyse des capacités aériennes sur l’année 2022. Avec une bonne nouvelle d’abord. L’an dernier, la capacité mondiale calculée en sièges des compagnies aériennes a connu un bond d’un peu plus de 30% par rapport à 2021. Et de 47,4% par rapport à 2020. Une analyse qui confirme notamment les estimations de l’association internationale des compagnies aériennes ainsi que du Conseil Mondial des Aéroports.
Un nombre de sièges toujours inférieur au global à 2019
Toutefois, si l’on compare les chiffres de 2022 à 2019, on s’aperçoit que les capacités en sièges restent encore...
A l’heure des bilans, le consultant aérien OAG a fait l’analyse des capacités aériennes sur l’année 2022. Avec une bonne nouvelle d’abord. L’an dernier, la capacité mondiale calculée en sièges des compagnies aériennes a connu un bond d’un peu plus de 30% par rapport à 2021. Et de 47,4% par rapport à 2020. Une analyse qui confirme notamment les estimations de l’association internationale des compagnies aériennes ainsi que du Conseil Mondial des Aéroports.
Un nombre de sièges toujours inférieur au global à 2019
Toutefois, si l’on compare les chiffres de 2022 à 2019, on s’aperçoit que les capacités en sièges restent encore inférieures à ce qu’elles étaient en 2019. OAG a trouvé 4,74 milliards de sièges disponibles l’an passé. En 2019, on avait atteint à fin décembre 5,77 milliards de sièges. Le milliard manquant correspond à un déficit de près de 18 % rapporté au niveau de 2019. OAG constate cependant que cette différence a diminué au second semestre avec une baisse ramenée entre 13 et 15 %.
Quatre régions sont les grandes gagnantes de l’année 2022, avec une offre supérieure désormais à celle de 2019. La championne toutes catégories pour l’année 2022 est de fait l’Afrique Centrale et Occidentale. La capacité en sièges de la région s’est accrue de 9,7% par rapport à 2019. Arrive en seconde position l’Asie Centrale avec une croissance de 7,2%, suivies par l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud supérieure (Colombie, Equateur, Guyane, Surinam et Venezuela) avec une croissance en sièges de 5,9% chacune, comparée à 2019.
A l’opposé, le continent asiatique a continué en 2022 a enregistré le rebond le plus faible de ses capacités aériennes. Le Sud-est Asiatique reste à -35,6% et le Nord-est asiatique à -27,7%. Une situation due à une lente réouverture des frontières, la dernière en date étant celles de la Chine. Seul le sous-continent indien aura tiré son épingle du jeu avec une capacité en sièges inférieure de seulement 5,9% par rapport à 2019.
Hors l’Asie, l’Afrique Australe reste très en deçà de ses capacités d’avant Covid. Avec des capacités en berne de 33,9% par rapport à 2019, un résultat du à l’effondrement du trafic aérien en Afrique du Sud, avec la faillite en 2020 de South African Airways. La compagnie a repris ses vols mais avec un réseau extrêmement tronqué et sans liaisons intercontinentales… Autres régions particulièrement affectées: l’Océanie à -25,5% par rapport à 2019 et l’Europe Centrale et Orientale. Avec 22,2% de sièges en moins qu’en 2019, la région paye un lourd tribu à la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Parmi les régions qui auront connu une année relativement favorable, il faut noter l’Afrique du Nord, dont les capacités en sièges à fin 2022 n’étaient plus que de 8,1% inférieures à 2019. Tout comme l’Amérique du Nord en baisse de 8,6%. Dans ce semi-continent, les capacités aériennes ont été favorablement influencées par la bonne tenue du trafic domestique et international avec les Etats-Unis (-7,2%) et la très forte progression des capacités sur le Mexique (+10%).
A noter qu’au Moyen-Orient, l’offre en sièges reste encore inférieure de plus de 15% par rapport à l’avant Covid.
L’Europe occidentale en demi-teinte
Sur l’Europe occidentale, la reprise a été très forte en 2022. Comparée à 2021, les capacités exprimées en sièges ont en effet progressé de 76,2% par rapport à 2021. C’est la croissance la plus forte sur l’année avec l’Asie du Sud Est.
Pourtant, les capacités aériennes restent toujours inférieures de 16,6% à celles de 2019. La flambée des prix de l’énergie avec une forte inflation est un facteur de cette reprise plus molle. Et surtout les difficultés de recrutement de personnel ont par exemple forcé les compagnies aériennes comme les aéroports à imposer des limites sur la croissance de l’offre.
L’Europe méditerranéenne aura enregistré les meilleures performances. Les capacités en sièges avec l’Espagne s’affichaient en baisse de 8,2% par rapport à 2019 et avec l’Italie en baisse de 10,3%. La France fait un peu mieux que la moyenne avec une baisse de la capacité/sièges de 15,6%.
L’Allemagne s’affiche en revanche comme le marché européen le plus déprimé. Les capacités aériennes sont toujours inférieures d’un tiers aux chiffres de 2019. Une situation due à un très fort recul du marché domestique aérien outre-Rhin. La reprise est également poussive au Royaume-Uni. Les capacités aériennes restent encore inférieures de plus de 20% à ce qu’elles étaient avant le Covid et… le Brexit!
En 2023, la réouverture de la Chine devrait finalement dynamiser l’offre en Asie, Océanie et aussi au Moyen-Orient. Tandis que l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord devraient définitivement conclure la parenthèse Covid…
| Région | Total sièges 2019 | Total sièges 2022 | Différence |
| Amérique du Nord | 1,252,499,284 | 1,145,089,079 | -8,6% |
| Asie du Nord Est | 1,263,791,488 | 913,742,531 | -27,7% |
| Europe occidentale | 1,206,505,502 | 1,006,065,045 | -16,6% |
| Asie du Sud Est | 523,363,096 | 336,962,225 | -35,6% |
| Moyen-Orient | 257,741,298 | 219,143,895 | -15,0% |
| Europe Centrale et Orientale | 227,395,078 | 176,844,155 | -22,2% |
| Monde | 5,770,088,761 | 4,744,627,075 | -17,8% |

















