
Entre patriotisme économique et pragmatisme stratégique, Air France-KLM aura finalement choisi… de ne pas choisir. Le groupe a annoncé ce vendredi 16 septembre la commande tant attendue pour le renouvellement de sa flotte long-courriers : des achats répartis équitablement entre Airbus et Boeing. Les deux constructeurs se voient en effet attribuer 25 appareils chacun – 25 A350-900 et autant de Boeing 787 – dont les livraisons sont respectivement prévues en 2018 et 2016. En marge de cette commande ferme, Air France KLM pose une option sur 60 appareils : 35 pour l’avionneur européen, et 25 pour son rival américain. Le groupe aérien a donc opté pour l’équilibre, dans un contexte pesant, puisque de nombreux responsables politiques avaient appelé Air France à acheter français, ou du moins européen. La direction du groupe n’est pas revenue sur ces pressions, indiquant simplement par la voix de son directeur général Pierre-Henri Gourgeon : « Pour sa première commande commune, le groupe Air France KLM a fait son choix à la suite d’une évaluation détaillée faisant apparaître tous les avantages de chacun des appareils, notamment leurs performances énergétiques et environnementales ».

















